STANCES HÉTÉHOHÉTRIQOE5 DU XVI' SIÈCLE 2ÇI
On sait l'usage si varié que le xvi= siècle a fait de la stance. Toutes les formes usitées par les poètes de ce temps-là n'ont pas survécu, et il a fallu venir jusqu'au romantisme pour voir ressusciter quelques-uns de ces rythmes piquants dont le XVII e siècle ne pouvait souffrir rhétérométrîe. Ainsi l'architecte de la grave et monotone colonnade du Louvre n'aurait pu souffrir les coquetteries subtiles et variées du château d'Amboise.
Sainte-Beuve s'est habilement servi du rythme de l'Hymne de santé de ce charmant du Bellay :
Jà tes languissantes veines
Estoieni pleines D'un feu violent et fort, Jà les palliss
A voient imprimé la mort ",
Pour sa pièce A la Rime :
Sur ma lyre, l'autre fois,
Dans un bois, Ma main préludait à peine :
Une colombe descend,
En passant, Blanche sur le luth d'ébene.
On n'a pas épuisé les combinaisons de strophes en vers hétéromètriques, chères à nos vieux poètes. On y pourrait peut-être puiser encore. C'est sous une forme de ce genre que l'on a tenté de peindre un coin de l'hiver en Provence :
Au soleil
Tiède et vermeil.
Les vieux songent immobiles.
Du mistral dur,
Un grand mur,
Les abrite en longues files.
. Belleau emplois le même rythme dans il Bergerie.