‹ Modestes observations sur l'art de versifierChapitre 85 sur 101 · STANCES HÉTÉHOHÉTRIQOE5 DU XVI' SIÈCLE 2ÇI · texte numérisé non relu

STANCES HÉTÉHOHÉTRIQOE5 DU XVI' SIÈCLE 2ÇI

On sait l'usage si varié que le xvi= siècle a fait de la stance. Toutes les formes usitées par les poètes de ce temps-là n'ont pas survécu, et il a fallu venir jusqu'au romantisme pour voir ressusciter quelques-uns de ces rythmes piquants dont le XVII e siècle ne pouvait souffrir rhétérométrîe. Ainsi l'architecte de la grave et monotone colonnade du Louvre n'aurait pu souffrir les coquetteries subtiles et variées du château d'Amboise.

Sainte-Beuve s'est habilement servi du rythme de l'Hymne de santé de ce charmant du Bellay :

Jà tes languissantes veines

Estoieni pleines D'un feu violent et fort, Jà les palliss

A voient imprimé la mort ",

Pour sa pièce A la Rime :

Sur ma lyre, l'autre fois,

Dans un bois, Ma main préludait à peine :

Une colombe descend,

En passant, Blanche sur le luth d'ébene.

On n'a pas épuisé les combinaisons de strophes en vers hétéromètriques, chères à nos vieux poètes. On y pourrait peut-être puiser encore. C'est sous une forme de ce genre que l'on a tenté de peindre un coin de l'hiver en Provence :

Au soleil

Tiède et vermeil.

Les vieux songent immobiles.

Du mistral dur,

Un grand mur,

Les abrite en longues files.

. Belleau emplois le même rythme dans il Bergerie.

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