NES
PAR ê
La gestation nécessite une suractivité du inétaho À ns Hsme et 6e: fait domine toute le physiologie de. cet Etat a
@ Si la. femme, fait était Vignes, n n'est. pas ee
dans un état d équilibre parfait, cette suractivité : va déterminer des réactions dé compensation dans. tout l'organisme et elle va imposer en une un surcroît de travail aux glandes endocrines. Cette intensité du métabolisme, cette uns è due système endocrin, d’autres facteurs encore peut être, tels que le pH et la teneur en ions Ca, font que le système nerveux végétatif est en état d’ ‘excitahi Bté augmentée. » + pa D’autres auteurs Fe également 4 sur Lies conséquences de modifications ovariennes. Voici. ce qu’écrit Watrin : « D’après ce que nous soupçonnons : . déjà des synergies fonctionnelles entre les glandes ie endocrines, cette déviation de l’activité ovarienne ï pendant la grossesse ne va-t-elle pas déterminer des modifications profondes dans tout le système neuro- -glandulaire FFF Ste & LENS Une autre Bypothèse est émise par dé Aranjo Maia
Ph
qui explique l'influence de la grossesse sur les glandes endocrines, ‘par les effets du métabolisme embryon- «aire. Les altérations fonctionnelles vérifiées sur . toutes les glandes à à sécrétion interne seraient déclan- : chées. par la présence de produits cataboliques foœ- .
taux. | :
Quoi qu’il en te étant donné l'action des glandes endocrines sur le tonus Vago- -sympathique, action que soulignent les notions actuelles de pathologie générale, et connaissant, d'autre part, les modifications qu’elles présentent pendant la gestation, il est logique de penser que le système nerveux végétatif . subit, de leur fait, dès modifications pendant cette période de la vie de la femme.
Laignel- -Lavastine n’écrit-il pas : € ie toute ; He atteinte de vago-sympathose diffuse, il faut rechercher d’abord l’état des ovaires. » |
Dans quel sens va pencher la balance ?-1l est fort malaisé de le savoir : en premier lieu, il faut tenir ie des grandes variations de terrain d’un sujet à l’autre. D'autre part, quelle valeur exacte attri- . aux tests mis en œuvre : réflexe oculo-cardiaque, épreuve à l’adrénaline ? |
Les données récentes sur le sympathique éclairént la question € d’un jour particulier. Voici ce qu'écrit à ce sujet. Étienne May : « Les divers territoires innervés par le sympathique sont à la fois indépendants “ét solidaires les uns des autres ; il est certain que les divers territoires sympathiques ne réagissent pas tous ensemble et de la même façon, mais que chacun
d’eux possède une | certaine indépendance qui donne sa. ji pose . Les diverses ur,
AL AR particulières: ne PR nous :
< savons que l ésérine qui est un médicament si ao 1° marquable des syndromes digestifs est. à peu près
sans action sur le cœur ; ; réciproquement, ‘la quini-
dine est extrêmement active Vis- -à-Vis du sYApER
thique cardiaque et. pratiquement pas vis- à-vis du
sympathique: digestif. AS SUCRE PR su
Toutefois, cette indépendance n’est. pas absolue,
les différents appareils végétatifs périphériques n’en:
sont pas moins soumis à l’influence régulatrice : de.
l’ensemble du système vago- sympathique... Il faut
: bien plutôt se le représenter comme un réseau très.
étendu dans lequel un ébranlement subi en un point
se répercute dans toute l'étendue du système.»
: Comment dès lors attribuer au réflexe oculo- car-
dau à l’épreuve de l’adréaline une valeur abso-
lue ? Il faut se garder de généraliser trop hâtivement
et d'établir une conclusion d'ensemble sur tout le
système nerveux végétatif de par un résultat ob-
tenu sur une € province » particulière. un
Il semble donc que l’on doive exclure l'hypothèse
d’une sympathicotonie spéciale de la grossesse ;
mais il paraît probable qu’à la conception d’une sym-
pathicotonie et d’une vagotonie générale rapportée
à l'individu, on devrait substituer celle d’une prédominance de l’une ou de l’autre section du système
végétatif rapportée à chaque organe.
Plus particulièrement, vis-à-vis des viscères à mus-. culature lisse, on pourrait expliquer l’ensemble de
troubles dont ils sont atteints par une vagotonie
dont Peffet se ferait sentir sur l’intestin,(constipation atonique), sur la vésicule biliaire (évacuation
ralentie) et sur les voies urinaires supérieures (dilatation, diminution de la motricité allant jusqu’à l'absence complète de contractions). |
Je tiens à signaler l’explication émise tout récem-
ment (février 1933) par Penkert dans le Zentralblatt
für gynäkologie. Voici ce qu’il écrit : « Des recherches
modernes ont prouvé, dans le sang des femmes enceintes, une augmentation de l’alcalinité, ceci résul-
tant d’une augmentation de la proportion de K
alors qu’il y a diminution du Ca.
D’après Bokelmann, il y aurait tendance à une diminution progressive de la concentration totale du calcium dans le sang, c’est-à-dire que la proportion de Ca diffusible dans le sérum augmente peu à peu et que la quantité absolue de Ca dans le sang diminue de plus en plus vers la fin de la grossesse, ceci étant la traduction de la réserve de Ca qui se constitue pour les besoins du fœtus.
On peut admettre avec Bergmann que le K n’excite pas uniquement le vague et le Ca le sympathique, mais que c’est le vague qui régit la distribution du K dans les cellules et que c’est le sympathique qui régit la distribution du Ca.
Avec Schade, on peut admettre que l’augmentation de la proportion de K dans le sang répond à une
Thèse Maire. &
nee JA
À ve
HERENEE excitation du parasympathique et l'augmentation de la proportion de Ca à une excitation du sympathique.
Les deux ions Ca et K dépendent l’un de l’autre ; | si l’un vient à manquer, l’autre fait aussi défaut. Ainsi, il faut rattacher un trouble fonctionnel qui peut toujours être rapporté à une excitation anormale du vague où du sympathique, à une modification du jeu réciproque des électrolytes (Frank et Zondek).
Si pendant la grossesse le K augmente dans le sang, il s’établit une action plus forte du vague et par suite un ralentissement des fonctions de son territoire.
Si le Ca diminue dans le sang, ils’établit une hypoexcitabilité du sympathique. De tout ceci, 1l résulte une diminution du tonus, les deux actions se surajoutent. Tous les organes à musculature lisse, parmi lesquels les bassinets, les uretères, la vessie doivent fatalement entrer dans un état d’hypotonie et même d’atonie. »
Penkert, après avoir exposé les troubles par atonie dont sont atteints l'intestin et la vésicule bihaire, considère ces mêmes troubles atteignant les voies urinaires supérieures. € On a pu, ajoute-t-1l réaliser expérimentalement par sympathectomie sur des animaux une hydronéphrose fonctionnelle. Ainsi, il est prouvé qu’une atonie complète du bassinet et de l’uretère peut résulter d’un manque d’influx nerveux sympathique. »
Comment expliquer ces hypotonies, ces atonies
de luretère apparaissant parfois chez des femmes
enceintes de 3 à 4 mois seulement ; certainement pas
par une compression mécanique : pas non plus par un étirement et un allongement ; encore moins par une coudure sur le pédicule utérin puisqu’à cette période la dextrotorsion ne s’est pas encore produite. Seule, la vagotonie constitue une explication valable.
De même qu’elle vient expliquer ces varices si précoces (au 17, au 2€ mois de la grossesse) que l’on ne peut raisonnablement pas attribuer à une compression des veines du bassin.
Un autre argument en faveur d’une origine nerveuse des troubles du fonctionnement urétéral est apporté par Sano qui, étudiant dans le Japanese Journal of Obst. and Gyn. les réactions de l’uretère aux médicaments pendant la gestation et en dehors d’elle, trouve que la réactivité de l’uretère aux excitants chimiques est diminuée pendant la gestation.
Il entrevoit les rapports qu’une telle inhibition peut avoir avec la pathogénie de la pyélite gravidique.
Mais dira-t-on, comment expliquer la prédominance des troubles à l’uretère droit ; là, on entre dans le domaine des hypothèses ; une, au moins, paraît assez logique ; il a été montré expérimentalement que l’opposition d’un obstacle minime, tel qu'un catgut placé au devant de l’uretère est suffisant pour créer des troubles de la motilité urétérale capables de déterminer des accidents de stase.
Or, nous avons vu précédemment que si l’hypo-
utéro-ovarin. Pourquoi dès lors ne pas supposer
tère gauche, qui subit, on est en droit de le supposer, AA
thèse de la Core on mécanique supprimant. la. lumière urétérale était insoutenable, il n’y en ‘avait (to pas moins rapport plus intime entre l'uretère droit &L et le corps utérin, entre l’uretère droit et le pédieule
que ces pressions {je ne dis pas compressions) agiraient à la manière du catgut dont nous venons de. 0 voir l’effet. ; D'ailleurs, les troubles d’ hypotonie et même d’ atonie 5 atteignent également, mais plus tardivement l’ure- ni
une pression moindre du fait de la dextrotorsion utérine, Cette dextrotorsion doit avoir pour effet de le dégager dans une certaine mesure.
Un autre argument qui ne manquera pas d’être invoqué contre la théorie dynamique est le suivant : Pourquoi la dilatation n’a-t-elle été signalée que dans de la portion lombaire de l’uretère ? À cela nous répondrons d’abord que la majorité des radiologues ont centré leurs recherches, leurs écrans, et leurs plaques sur le rein et la moitié supérieure de l’ure- ? à tère. Les trois quarts au moins des clichés publiés … à ont à leur extrémité supérieure, tout ou partie de F à la 11€ vertèbre dorsale. Dans ces conditions, on com- À prend que la limite inférieure dans laquelle on pourrait apercevoir l’ uretère pelvien n'existe souvent pas. : et, dans les cas où elle existe n ’ait pas, malgré l’em- à 4 ploi d'appareil Bucky la même netteté que l’image pyélique, par exemple.
Si, d’autre part, nous tenons compte du toit qu’ en-
1 viron 90 LA des accouchements ont. ieu avec > uné
in présentation céphalique, que sur la. majorité des. sa clichés pris, lombre de Ja tête. fœtale vient coïncider
è plus : ou moins exactement avec la cavité pelvienne, ï
ceci du fait de l’obliquité des rayons (E ampoule, ne |
loublions pas, est centrée sur L. I L), on comprendra que la plupart des expérimentateurs | n'aient pas distinctement observé l’uretère pelvien. |
Qu” on ne vienne pas nous objecter les résultats nécropsiques. En premier lieu, la pyélonéphrite gravidique est rarement une affection mortelle ; en second lieu, nous avons surtout en vue ici les
eo femmes enceintes saines.
La dilatation serait d’ailleurs moindre dans le
1/3 inférieur des. uretères. Guthmann et Ehrardt
attribuent ce fait à l’apparition à ce niveau d’une troisième couche musculaire lisse se surajoutant aux couches longitudinales et circulaires existant sur toute la hauteur de l’uretère.
D'ailleurs, en Allemagne, Saïtz a réussi à voir, — pas dans la totalité des cas, mais dans 5 d’entre eux — une dilatation s'étendant à toute la hauteur de l’uretère. Retenons donc qu’il existe des dilatations de l’uretère pelvien, mais qu'elles sont très difficiles à mettre en évidence avec les moyens dont «nous disposons.
En somme, nous rapprochons par l'étiolagié ce qui se passe du côté du tube digestif de ce qu’on observe au niveau de l'appareil excréteur du
rein.