‹ Modifications des voies excrétrices du rein au cours de la gestationLeur Influence sur le Pyelonephrites de la GrossesseChapitre 5 sur 32 · REA · texte numérisé non relu

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des organes de la génération ». Il entrevoit l'influence

de la gravidité sur les maladies des reins et, le pre-

mier, il parle du rôle de la compression des uretères. Chamberlain, en 1877, dans The A mérican Journal

of obstetrics définit le rôle des traumatismes de l'accouchement dans la pathogénie de l'affection

et explique que l'infection du rein, du bassinet et phque q

de l’uretère se fait par la voie ascendante.

Albarran, dans sa thèse, en 1889 démontre la … possibilité de l'infection par la voie circulatoire. La même année, Tarnier et Wignal trouvent le bactérium coli dans les diverses complications et infections de la grossesse et des suites de couches. Reblaud fit au congrès français de chirurgie de 1892 une communication sur « les affections du rein et du bassinet consécutives à la compression de l’uretère par l’utérus gravide » basée sur 5 obser-

vations provenant du service de Guyon. L'année suivante, en 1893, Bonneau présentait une première étude d’ensemble de la question dans sa thèse, sur « la compression des uretères par l’utérus gravide et les pyonéphroses consécutives ». |

Dès lors, l'affection est bien connue dans ses grandes lignes et les discussions commencent sur les meilleures thérapeutiques à lui opposer. Routier et Bazy discutent à la Société de Chirurgie de Paris, les indications respectives de la néphrotomie et de la néphrectomie, Bar et Bouillé attirent l’attention sur la cessation brusque des accidents immédiatement après l’accouchement. Pasteau et d’Herbecourt montrent que la simple distention vésicale peut modifier les accidents dans des proportions considérables: Enfin, Albarran signale à l'association française d’urologie (1898) les avantages que peut offrir le cathétérisme urétéral suivi de lavage du bassinet, lorsque les accidents n’ont pas cédé après l’accouchement.

Les travaux se multiplient par la suite et la question est parfaitement mise au point,en 1904, par Legueu dans son rapport au Congrès de Rouen sur « la pyélonéphrite dans ses rapports avec la puerpéralité ». — La même année, Bar a attiré l’attention sur la phase pré-suppurative, bactériurique de la maladie et Cathala, dans sa thèse expose la pathogénie, la symptomatologie et l’évolution clinique des formes cohibacillaires.

Les travaux de Couvelaire (1910 et 1913) basés

sur des dissections, montrent que l’uretère pelvien est étiré, aplati, refoulé par le développement intraligamentaire du segment inférieur de l’urérus ce qui entraîne une gêne à la progression de l’urine.

En 1922, ce même auteur fait paraître dans le Journal Médical Français sur les pyélonéphrites gravidiques, un article où il traite des diverses formes de ces affections. Heitz-Boyer, dans le même numéro de ce journal, décrit le syndrome entéro-rénal.

Plus récemment, Yovanoviteh (Thèse Paris, 1923), Marcotte (Thèse Paris, 1925) apportent de nouvelles contributions à l'étude de la pyélonéphrite de la gestation, Marcotte, en particulier, insiste sur la fréquence de formes légères. Le Lorier et Fisch font connaître (1924) les bons résultats thérapeutiques obtenus par la vaccination buccale.

En 1927, Lévy-Solal, Misrachi et Solomon apportent une nouvelle contribution à l’étude pathogénique de la pyélonéphrite gravidique. La même année, Vaudescal, de Beaufond et Porcher étudient par l’urétéro-pyélographie en série le fonctionnement du canal excréteur du rein chez la femme enceinte et inspirent le travail de Pougin (Thèse Paris, 1928).

Dès lors, on voit se multiplier, principalement à l'étranger les travaux concernant l’excrétion uri- -naire, étudiée par Giavotto et Raffo (1929), en Italie, Baden (1929), Kammiker (1928 et 1930), Brakemann (1930), Schummacher (1930), Simon et Navratil (1931), Saitz (1931), Penkert (1933), Friedl (1933), en

Allemagne,

MODIFICATIONS ANATOMIQUES DES VOIES | EXCRÉTICES AU COURS DE LA GESTATION jai

Nous étudierons successivement ces ORNE Ron 10 en dehors de tout phénomène pathologique : APE JE 20 dans les pyélites. Mo . “ Mais auparavant, nous rappellerons brièvement por A morphologie des voies ee de l'urine, ce.

rappel rendra plus aisé l’étude des changements | survenus du fait de la grossesse. nt À la base de chaque papille prend naissance un nee petit calice, long de.5 à 15 millimètres. Ces petits ; calices sont en nombre égal à celui des papilles : ie ES de 8 à 42. Ils se réunissent entre eux pour former les grands calices, au nombre de deux ou trois en général. | Ces grands calices, dont Pinféiene ni le plus développé se réunissent ensuite plus ou moins rapidement et par leur réunion, forment une seule cavité, le bassinet, dont la forme et les dimensions sont assez variables. | à L’uretère fait suite au bassinet, environ à la hauteur de l'extrémité inférieure du rein ; à ce niveau existe un point rétréci, le collet de l’uretère.

Poirier à montré que l’uretère présente trois & rétrécissements normaux, avec deux Juseaux intermédiaires. Ces rétrécissements siègent au niveau

es enfin à l'entrée de l’uretère dans la paroi vésicale. Ce dernier point, qui serait le plus rétréci est le moins facilement dilatable et correspond, non au méat urétéral lui-même, mais au point de pénétration de l’uretère dans la paroi vésicale.

Entre les rétrécissements se trouvent les fuseaux ‘intermédiaires : : le supérieur, lombaire ; : Pinférieur, [| pelvien. … - : ! Re L Poirier donne, comme is moyen les chiffres ue 0,004 à 0,006 aux points les plus larges, c’està-dire aux fuseaux lombaire ét pelvien et de 0 001

à 0,005 en moyenne, au niveau des points rétrécis.

Quant à l’innervation, d’après Andler, le bassinet

et l’uretère seraient tributaires des plexus rénal,

spermatique, hypogastrique supérieur et inférieur ; le plexus rénal recevant ses filets des plexus cœliaques et aortiques, le plexus spermatique naissant des plexus rénal et mésentérique, les plexus hypogastriques destinés uniquement à l’uretère venant du

- plexus aortique, les fibres sympathiques de toutes ces chaînes restant en communication avec le système cérébro-spinal par les rami-communicantes,

Du point de vue histologique, enfin, bassinet et uretères présentent entre l’adventice qui est externe et la muqueuse qui les tapisse intérieurement une couche intermédiaire musculeuse, à fibres lisses

du collet de l’uretère, au détroit supérieur du bassin, We

circulaires et longitudinales dont nous étudierons

le rôle au chapitre suivant.

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