‹ Modifications du liquide céphalo-rachidien chez 100 malades internes pour troubles mentaux alcooliquesChapitre 13 sur 35 · ME CUS · texte numérisé non relu

ME CUS

Nous nous bornerons à énumérer rapidement les autres affections retrouvées dans les antécédents de nos 100 malades afin de montrer qu'aucune n’atteint à l'importance de celles que nous venons de citer :

— 2 diphtéries, 4 typhoïdes, 4 scarlatines, 1 rougeole, 3 dysenteries, 1 dengue, 1 maladie du sommeil (?), 1 rétrécissement mitral, 1 pleurésie purulente, 2 ictères, 4 hernies, 2 appendicectomies, 1 hémiplégie après fracture du crâne.

9°, — Groupement des antécédents pathologiques

Les antécédents pathologiques examinée ci-dessus: traumatismes craniens, paludisme, syphilis, hypertension, épilepsie et tuberculose se retrouvent, isolés ou associés, dans 83 de nos observations.

Ils sont isolés dans 39 cas :

— 23 fois on observe l’hypertension seule.

— 5 fois les traumatismes craniens.

— 4 fois l’épilepsie.

— 2 fois la syphilis.

— 1 fois le paludisme.

On trouve l’association de deux facteurs dans 32 cas (paludisme et hypertension : 6 fois, épilepsie et hypertension : 5 fois, syphilis et hypertension : 2 fois; 1 fois l’association de syphilis et de paludisme, 1 fois syphilis et épilepsie, 1 fois syphilis et hypertension, 1 fois syphilis et traumatisme, 1 fois tuberculose et traumalisme, 1 fois tuberculose et paludisme).

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Trois facteurs se combinent dans huit cas :

— Syphilis, hypertension, épilepsie (Obs. N°: 8 et 55). — Traumatisme, épilepsie, tuberculose (Obs. 25 et 73). — Syphilis, paludisme, hypertension (Obs. N° 61). — Syphilis, hypertension, tuberculose (Obs. N° 68). — Traumatisme, paludisme, épilepsie (Obs. N° 52). — Paludisme, hypertension, épilepsie (Obs. N° 89).

Enfin, on note l’association de quatre facteurs dans trois cas :

— Syphilis, paludisme, traumatisme, hypertension (Obs. N° 34).

— Syphilis, paludisme, hypertension, tuberculose (Obs. N° 76).

— Traumatisme, paludisme, épilepsie, tuberculose (Obs. N° 2).

On voit donc la fréquence de la complexité des associations pathologiques dans le passé des buveurs internés, complexité sur laquelle M. J. DUBLINEAU et nous-même (25) avons déjà eu l’occasion d’insister.

Il n’existe aucun antécédent acquis que dans 17 % des cas. Encore ce chiffre est-il un maximum car il comprend des cas (tel celui de T’observation N° 90) où l’état mental du malade et l’absence de visites ou de renseignements fournis par la famille interdisent toutes recherches pour la plupart des facteurs étudiés. Il ne tient pas compte des antécédents héréditaires, lesquels dans les observations N°° 5, 21, 24 et 77 étaient très chargés.

(25) DuBLINEAU et DUCHÈÊNE. Ann. Méd. Psych., 26 juin 1939, p. 97.

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