L UNITE DANS L EGLISK IO
en lui, tandis que, clans l'I^g-lise catholique, on a toujours cru fermement (ju'il novx^ fit s/ ific rcclionoit et ififi'n't'iirc/fn'fif, c'est-à-clire, (ju'il nous fait part réellement de la sainteté cjui est la même chose que l'amour, et iiui pour cette raison n'est en aucune manière séparée delà foi. Nous obtenons ce résultat, parce que celui (jui possède la vraie foi en Jésus- Christ le Rédempteur, est nécessairement supposé être admis en même temps dans la communauté avec tous les lidèles, et (jue cette communauté est formée par l'amour. Au contraire, la théorie d'après lacjuelle la justitication est seulement dcclarcc s'accorde avec les notions ég-oïstes du fidèle. C'est pourcpioi l'on nommait les catholi(jues, à dater du ir siècle, « les hommes saints en œuvres ». — On voit par tout cela combien on pouvait appeler à juste titre le retour à ri^glise, un retour à l'unité de Jésus-Christ et même à l'unité de Dieu; car « celui (iiii in'ii vu :i \ ii mon Père»(vS. Je. in, 14, 9), et (jui connaît le b^ils connaît aussi le Père. Comme depuis les temps du pag^anisme, depuis Celse juscju'à |ulien, on déclama contre le christianisme, en soutenant cjue c'est folie que de vouloir un seul Dieu j)Our tous les hommes ; que c'est arracher violemment l'homme de ses raj:)ports naturels ; tiue, pour ce motif, le christianisme doit tomber en ruines comme une chose non naturelle ; ainsi les hérétiques se prononcèrent depuis le commencement contre l'I^^lise, en disant cju'il est impossible d'avoir un seul Christ et que chacun doit pouvoir avoir le sien ( I ).
(i) Einhvit, p. ().S-i04.
Oportot haereses esse.
L'hérésie, ne provenant pas de l'esprit divin, et n'existant (iiic dans les hommes et par les hommes, aj)partient à répocjue à la{|uelle ri^g"h'se se développe et lutte contre le monde ; elle est, pour cette raison, (le même (|iie le mal, simplement négative ; elle n'est là (lue pour donner incessamment plus d'évidence à la vérité existant réellement, pour exalter mal;>^ré elle ri^i^^lise, et pour l'asseoir sur des bases plus solides. Comme le principe de vie que Dieu a communifjué aux fidèles est un principe communicjué, non ori;:^inel, ils ont besoin de rencontrer une opposition, condition du développement de tout ce qui est hni ; et comme nous, êtres finis, nous n'apprenons à connaître en g-énéral le bien que par le mal, r]-.;>^lise primitive estimait que l'hérésie faisait connaître l'Eg-lise, d'une façon négative. TertuUien s'exprime déjà très clairement à ce sujet. Kt Origène dit : « Lorsque je réfute, par exemple, la doctrine d'un jMarcion, d'un Basilides, ou de tout autre hérétique, au moyen du lanofaofe de la vérité et des témoio^naofes de l'Ecriture Sainte, ou du feu de l'autel divin (de l'Eglise), leur impiété ne devient-elle pas plus évidente par ces rapprochements ? Car si la doctrine chrétienne était entièrement débarrassée des assertions des hérétiques, notre foi ne paraîtrait pas aussi éclatante, aussi bien affermie. Mais les contradictions assiègent la doctrine catholique, afin que notre foi ne s'engourdisse pas dans le reoos, mais que, sans cesse agitée par l'épreuve, elle devienne pure ;