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ces sinus entourant plus où moins régulièrément une artère ou
ne contenant pas de vaisseaux du lout, on voit se terminer des
lacunes pleines de sang qui occupent tee des travées du üssu aréolaire. Il semble pourtant que chaque artère entourée de
son sinus forme le centre d’une petite région distincte, d’une
sorte de lobule. Mais ajoutons de suite que cette distribution est loin d’être régulière : bien des sinus ne contiennent pas d’artère ;
il existe d'autre part des artères volumineuses qui ne sont pas
contenues dans la cavité d’un sinus: certains sinus léur forment des gaines très incomplètes; enfin, parfois, il n'existe n1 artère volumineuse, ni sinus. Cependant, au point de vue pathologique quand :l existe sur des coupes à la fois des parties proliférées et d’autres qui le sont moins, il semble que la distribution des
modifications de la moelle soit plus ou moins nettement com-
mandée-par la disposition des sinus. On trouve enfin des artérioles assez nombreuses sur la coupe et quelquefois des veines à parois normalement constituées. :
On retrouve dans la moelle osseuse de l'homme le même tissu aréolaire à mailles remplies de graisse; mais les travées ‘sont plus déliées et Les globules rouges qu'elles renferment sont plus abondants. Par contre, le nombre des cellules est beaucoup moins considérable. À peine trouve-t-on par places une ou deux cellules appartenant pour la plupart au groupe des lymphocytes ou des leucocytes mononucléaires. Quelques-uns de ces derniers contiennent des granulations éosinophiles. Les autres variétés
de cellules, notamment les globules rouges nucléés, sont plus
rares; nous n'avons pas rencontré de myéloplaxes. La moelle de ho même jeune, est donc beaucoup moins riche en éléments cellulaires que la moelle du lapin adulte; elle semble présenter une plus grande tendance vers l'évolution conjonctive, car on trouve un grand nombre de cellules fusiformes, appliquées contre les parois trabéculaires.
Non seulement il n'y a pas de couches séparant Îes différentes
parties de la moelle et délimitant des lobules nets, mais même
à la périphérie de la coupe on ne voit pas de couche corticale formée par la condensation des fibrilles, comparable à celle que