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laes sanguins, les uns allongés, les autres arrondis. On constate aussi des amas de pigment analogues à ceux que nous avons déjà décrits.
À un fort grossissement, on trouve les modifications suivantes dans les régions proliférées. Ge sont les leucocytes mononucléaires qui sont les plus nombreux. La plupart de ces éléments présentent leurs caractères normaux. Leur protoplasma est plus ou moins abondant. Tantôt il est arrondi, tantôt il présente uné forme plus ou moins irrégulière. Quelques leucocytes mononucléaires, au lieu de présenter un noyau arrondi, ont un noyau en fer à cheval ou de forme irrégulière. On trouve de plus un grand nombre d'éléments dégénérés où l’on constate seulement une masse protoplasmique de forme irrégulière où il est difficile de reconnaitre le noyau ; dans un certain nombre, ce dernier a même . complètement disparu.
Les leucocytes polynucléaires beaucoup moins abondants ne contiennent en général pas plus de deux noyaux.
Les lymphocytes assez nombreux sont-de volumes variables.
Les globules rouges nucléés sont assez nombreux.
. Les cellules du tissu conjonctif sont faciles à distinguer; un certain nombre d’entre elles ont un protoplasma gonflé; elles sont en pocE plus volumineuses que normalement.
Dans les parties sclérosées, on trouve des fibrilles épaisses limitant les travées, d’où partent d'autres fibrilles beaucoup plus minces et anastomosées en tous sens qui cloisonnent la travée. Au milieu de ces tra-
vées fibrillaires ainsi modifiées, se trouvent par places de petits amas de cellules appartenant à toutes les variétés, Souvent ces amas sont constitués par une sêule espèce d'éléments.
OBSERVATION IX | Péberénlose pulmonai re SEULS — Péritonite fibrineuse. Petit foie.
Le nommé S..., âgé de 64 ans, typographe, entre le 20 avril 1897, salle Corvisart, n° 31, à l'hôpital de la Charité.
En dehors d’une fièvre typhoïde à l’âge de 9 ans, le malade ne se rappelle pas avoir eu d'autre maladie que celle qui l'amène actuellement à l'hôpital. |
Début, il y a à peu près six mois.
On constate des signes de cavernes aux deux sommets. Il existe de plus des signes de péritonisme ; le ventre est ballonné et douloureux
surtout au niveau de l'hypocondre droit ; le pouls est rapide et régulier,
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le facies est exeavé et émacié; les urines qui d'abord n'étaient pas -albumineuses contiennent de | albumine en petite quantité le 26 avril. Il existe de la fièvre à type régulier. Ces phénomènes persistent avec des périodes d’aggravation et d'amélioration, et le malade finit par mourir le 26 mai.
L’autopsie est pratiquée le 27 mai, 36 heures après la mort.
On trouve des grandes cavernes au niveau des deux sommets.
Il existe emmême temps une lésion péritonéale très curieuse. Une épaisse fausse membrane fibrineuse entoure le foie rétracté qui ne pèse que 960 grammes sans présenter de cirrhose. Il existe aussi une fausse membrane analogue autour de la rate. Cette fausse membrane est blanche avec des portions noirâtres par endroits. L'intestin est rétracté. Des coupes histologiques pratiquées dans cette membrane nous ont fait constater qu'elle est formée de couches de fibrine stratifiées sans qu'il
. soit possible d'y déceler, ni production tuberculeuse, ni bacilles.
Les autres organes ne présentent rien de particulier, sinon que le
cœur est petit, les reins sont congestionnés.
La moelle osseuse est assez rouge et molle par RE
Examen CÉRTENES — Les coupes se colorent assez mal ; on peut cependant encore reconnaître les éléments cellulaires. À un faible grossissement, on constate qu'il y a une prolifération très considérable de la moelle osseuse, localisée à une partie seulement de ce tissu. Dans cette portion de la coupe, les aréoles graisseuses persistent cependant. Dans la portion non proliférée, on constate que les travées sont pourtant élargies ; elles sont limitées par des fibrilles épaisses et présentent dans leur aire de mêmes fibrilles anastomosées ne contenant que de rares cellules. Les parois des artères ont leur épaisseur Done et ne sont pas sclérosées. |
Dans la portion proliférée, on trouve de nombreux actes mononucléaires reconnaissables à leur noyau vésiculeux.
Les leucocytes polynucléaires sont beaucoup moins abondants que les précédents. |
Les lymphocytes sont assez nombreux, ainsi que les myéloplaxes.
Quant aux cellules à hémoglobine, elles sont impossibles à à reconnaître dans les préparations.
Ajoutons que l’on trouve par places des amas de pigment jaune brillant. Les parties non proliférées sont pauvres en cellules et présentent des lésions de sclérose manifeste; épaississement des fibrilles limitant la travée et présence de travées secondaires.
Cependant ces lésions de sclérose sont peu étendues malgré l’âge avancé du malade. Faisons remarquer que la moelle osseuse de ce sujet présente une multiplication cellulaire abondante quoique le malade eût
, oo — 161 — dépassé la soixantaine ; ce fait prouve que la moelle n'a pas perdu sa propriété d'entrer en fonction à l'occasion des infections, même chez le
vieillard. se PR :