‹ Moeurs, coutumes & industries canadiennes-françaises [microforme]Chapitre 30 sur 119 · DL ACT UT IS · texte numérisé non relu

DL ACT UT IS

Il pouvait porter une très forte charge, avec .

à vingt personnes en plus. L'équipage était com.

posé d'hommes choisis et habitués à cette rude

besogne. Ils portaient des habits de laine et de longues bottes appelées bottes Sauiages, dont les tiges leur montaient jusqu'aux hanches, Ordinairement., Pour traverser le fleuve, on choi. sissait le moment de l'étale, où la fin de la marée, alors que le courant était à peu près nul. Quelque. fois, cependant, il NV avait pas à choisir : il fallait

Partir sur-le-champ. Ce Font ces passages qui étaient à

surtout dangereux, Le canot, avec son chargement, À

était trainé av bord de Ja balture que formait la ; glace arrêtée sur la rive. On attendait alors un à moment tavorable, c'est-à-dire une étendue d'eau libre ou une glace assez mince Ct pas trcp tassée, puis les canotiers lancaient l'embarcation et s\ É Jetaient, chacun à SON TOUT, à mesure qu'elle quittait 8 la glace ferme, Aussitot que le canot était com. plètement à flot, on Pagäavait avec Ja plus grande vigueur, car il NY avait pas de temps à perdre, On tournait la tête du canot dans une direction diagonale au fil de l'eau : Mais il fallait souvent faire des détours pour se tenir dans l'eau claire ou parmi les glaces flottantes : ou bien, si les passages étaient trop étroits. ou les glaces trop étendues pour les contourner, on hissait le canot Sur là glace et on k trainait jusqu'à une mare prochaine, Quelquetois même, il fallait le trainer ainsi, avec son chargement, jusqu'à la rive OPposte. Souvent, la glace cédait Sous le poids, et les canotiers Se trouvaient pré. cipités à l'eau, jamais Cependant à une grande profondeur, et il est rare qu'ils fussent immergés plus haut que les tiges de leurs longues bottes.

Dans l'eau libre. ils PagaVaient avec la plus grande célérité. Le Capitaine se tenait debout à l'arrière ET $OuVernait, avec un autre debout à la proue. Pour guetter avec soin les endroits les plus favorables. En Marche, les mariniers chantalent gaîment les vicilles chansons Canadiennes,

nomme également

« En roulant ma boule », « Vole, mon cœur, vole »! etc. etc. Puis, dans les moments difhciles, on entendait la voix sonore du capitaine crier à ses matelots : « Allez-y, mes p'tits cœurs! Hardi, mes en-

quinze t com.

* rude à u et deMfants! Envoyez fort, as pas peur! Encore une petite {une ». Tout cela entremêlé de bonnes grosses

nt Îles

farces pas trop spirituelles, mais empoignantes tout

= choi. BR de même. Souvent les passagers v Jjoignaient leurs narée. saillies, et les vigoureux éclats de rire chassaient elque. 8 le froid et la fatigue.

fallait C'étaient de braves gens et de gais compagnons.

L'atterrissage était souvent plus dangereux encore que le départ. T1 fallait bien calculer l'endroit et le moment ; car la glace flottante qui passait avec une vitesse de trois où quatre milles à l'heure, se

tajent ment, ait la rs un

d’eau pressait constamment contre les blocs fixes de la assée BR rive, et si le canot se faisait prendre entre ces deux t SU murailles aiguës, il était brové comme verre, avec

ittait M tout son contenu. Quand on pouvait atteindre 24 quelque endroit sûr et abrité, comme une anse ou

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