AU NORD-OUEST DU LAC TANCANYIKA
Nous avions vu près de vingt villages du Manyéma, environ quatre mille indigènes, ce qui nous permet de donner quelques détails sur les gens de cette province. Leur armement se com-
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|iose d'une lance qui, après celle des Vouaganda, est probablcmcn( la plus parfaite qui existe, et d'un sabre à courte lame, porté dans un fouiTeau de bois oroé de clochettes de ter et df laiton. Leurs boucliers, faits également de bois, sont de véritables portes. Un étroit tablier de peati d'antilope ou de fin tissu d'herbe constitue leur vêtement. Des cônes, des loupes, des
plaques d'argile décorent leur chevelure et leur barbe. Le vieux Njtoè avait le poil du menton enfermé dans une boule de terre noire; ses enfants portaient leurs cheveux en tresses nombreuses, terminées par des aiguillettes d'argile. A Klzambala, nous avons vu, sur les d'ânes, des cônes et des cornes, toujours en ai^ile; les plus ambitieux se faisaient une couronne égalemeni en pisé. Les femmes, don! les cheveux sont abondants, en arrangent une partie de façon à représenter pour nous une passe âc chapeau, que soutient une légère armature de corne, et laissent iloller le reste sur leurs épaules. Elles paraissent faire toute la besoj;ne ; car du malin au soir on les voit, le panier ou la hotte sur le dos, aller à la pèche, ou revenir avec une charge de bois, ou porter au marché les produits de leur travail.
Stannev. Tourdtt Monde.
£8i l/AFRIQUE ET LES. AFRICAINS.