‹ Moeurs et caractères des peuplesChapitre 130 sur 132 · LES D A HARAS · texte numérisé non relu

LES D A HARAS

Les hommes sonl de taille ordinaire et généralement bien prise ; leur couleur est d'un brun foncé, comme celle des Cafres, el leur chevelure est généralement tenue droite et tressée en nattes, longues de sept centimètres au plus et pommadées de graisse mêlée à de l'argile rouge. Leur vêlement consiste en cenl ou cent cinquante mètres de minces lanières de cuir, repliées autour des hanches avec une petite pièce de peau passant entn» les jambes, et dont les bouts sont remontés et attachés par devani lît par derrière dans les courroies des hanches. Ils portent pour ornements des verroteries, des bagues de fer et des bandes d'étain OU de cuivre ; quand ils sont assez riches pour faire cette dépense, ils mettent dans leur chevelure, au centre du front, une coquille (le bucarde.

Le costume des femmes est encore plus singulier. Des cordons (le perles, soit en verroteries, ou en fer, ou en coquilles d'œufs d'autruche, sont pendus à leur cou ou à leurs hanches. Aux chevilles, elles ont des anneaux de fer tortillés sur des lanières de (Hiir et qui sont superposés l'un à l'autre, en sorte que. l'inférieur tombe sur le talon et le cou-de-pied. Mais la pièce la plus extraordinaire de leur parure est un bonnet de fort cuir, dessinant le derrière de leur tête, orné de trois grandes oreilles aussi de cuir, une à chaque côté et la dernière sur l'occiput, toutes trois arrondies, creus(»es et redressées avec art, et enduites de graisse ol d'argile rouge. Ce bonnet est ordinairement décoré de garnitures d'écaillés communes; la porlion de cuir qui en retomberait sur les yeux est ;ittacliée et roulée au-dessus du front, de façon i\ descendre le long des joues jusque sur les épaules. Par derrièn^ (4 au milieu du bas de la coiffure, on attache une queue longue de soixante à quatre-vingt-dix-centimètres et large de quinze à

vingl, qui e&t faite de petits tubes d'étain ou de fer-blanc, enveloppant des lanières qu'on coud à côté l'une de l'autre, sur une pièce dont l'extrémité est découpée en franges.

Thomas Raines, Voyage dan& le S.-O. de V Afrique, abrégé' par Belin de Launay.

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