‹ Moeurs et caractères des peuplesChapitre 58 sur 132 · LE BRUXELLOIS · texte numérisé non relu

LE BRUXELLOIS

L'analyse des éléments de la population bruxelloise en explique le caractère et le tempérament. Le produit du mélange des deux races flamande et wallone est bien inférieur à chacune d'elles, au point de vue moral comme au point de vue physiologique. L'ouvrier de cette ville n'a pas la robuste carrure, la taille élevée, les cheveux blonds et le teint rouge du paysan delà Flandre; il n'a pas davantage la souplesse, l'agilité, le tempérament nerveux et la dextérité manuelle de ces populations wallones qui, d'après M. Michelet, sont plus midi que le Midi. Au point de vuedel'intelligence et du caractère, même contraste, mômes différences. Le Bruxellois proprement dit ne parle ni le français ni le flamand, mais une sorte de patois trivial et grossier. En lui se trouvent combinés les défauts des deux races ; il est violent en paroles et timide dans l'action, positif quand il s'agit de son intérêt personnel, et chimérique quand il discute les affaires communes de sa classe.

Le Même.

Page 1