‹ Moeurs et caractères des peuplesChapitre 60 sur 132 · LE HOLLANDAIS · texte numérisé non relu

LE HOLLANDAIS

Le Hollandais est réservé, taciturne ; il ne recherche pas les dehors brillants, ni cette joute vive et capricieuse qu'on appelle le langage du monde. En revanche, il aime son travail, ses affaires, l'intérieur de la maison, la vie de famille, et ce n'est pas à nous, peuple frivole, à médire des vertus sérieuses que nous possédons si rarement. Le Hollandais est économe : il semble qu'il inocule de trop bonne heure à ses enfants le goût de l'épargne et l'amour de l'or; mais songea qu'il ne peut subsister que par son commerce et son industrie. Remarquez que cet argent qu'il amasse péniblement, il le prodigue avec joie, quand il s'agît de consoler quelque grande infortune ou simplement de souscrire pour une œuvre d'art, pour un beau tableau ou pour un livre de pri^.

Charles Henry, Reçue de Vinsiruciion publique.

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