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LES ITALIENS (CITATIONS DIVERSES

Les qualités communes aux peuples de rilalie et de la Grèce, les qualités permanentes dont le germe s'est maintenu sous tous les gouvernements et se retrouve encore, sont une imagination vive et brillante, une sensibilité rapidement excitée et rapidement étouffée, enfin le goût inné de tous les arts, avec des organes propres à apprécier ce qui est beau dans tous les genres et à le reproduire.

S. DE SiSMONDI.

La première qualité d'un cœur italien, c'est l'énergie; la seconde, la défiance; la troisième, la volupté; la quatrième, la haine.

STEXDUAr..

C'est un privilège unique de Tllalie entre toutes les nations d'avoir eu deux jeunesses. Les autres nations, comme les autres hommes, n'en ont qu'une: quand elles sont vieilles, c'est pour toïijours; quand elles sont mortes, c'est pour jamais.

Lamartine.

Plus la nature est belle et bonne, moins l'homme est obligé

d'être actif et soigneux. Le Hollandais, le paysan de la Foret-Noire,

seraient trop malheureux si leur intérieur n'était pas agréable

et propre. En Italie, le travail et la discipline sonl superflus; la

nature se charge de fournir le bien-être et la beauté.

Taink.

180 L'ErnOPE ET LES EUROPÉENS.

LE PAYSAN POMAIN

Avant tout, quand on veut juger les paysans romains, il faut poser comme premier trait de leur caractère l'énergie, j'entends l'aptitude aux actions violentes et dangereuses.

Ces gens menteurs, cruels et violents comme les sauvages, sonl sloïqucs comme les sauvages. Quand ils sont malades ou blessés, vous les voyez, la jambe cassée ou un coup de couteau dans le corps, s'envelopper dans leur manteau et demeurer assis sans rien dire, sans se plaindre, concentrés, immobiles à la façon des animaux qui souffrent; seulement ils vous regardent d'un œil fixeet triste. C'est que leur vie ordinaire est dure et qu'ils sont habitués à la peine ; ils ne mangent que de la polejita, et il faut voir leurs guenilles. Les villages sont clair-semés; ils sont obligés defairr plusieurs milles, parfois trois lieues, pour aller travailler à leur champ. Mais tirez-les de cet état militant et de cette tension continue, le fonds généreux, la riche nature abondamment fournie de facultés l)ien équilibrées, apparaissent sans effort. Ils devienneni affectueux quand on les traite bien

On n'a qu'à regarder dans la rue ou dans la campagne les tètes de paysans ou de moines : l'intelligence et l'énergie y éclatent ; impossible de se soustraire à l'idée qu'ici la cervelle est pleine et l'homme complet

IL T.viNE, Voyage en Italie.

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