‹ Moeurs et portraits du tempsChapitre 60 sur 80 · SCÈNE III LE GRAND VJZIR, LE KAÏMAKAN · texte numérisé non relu

SCÈNE III LE GRAND VJZIR, LE KAÏMAKAN

LB GRAND Y|ZIRy fiant.

Gloire à Dieu , ces Giaours sont bien drôles I LE KÂisiAKAN, riaut aussi,

Tu parles comme le livre saint; ils sont bien drôles.

LE GRAND VIZIR

Pour une clef?

LE KAÏMAKAN

Comme tu le dis, sage des sages, pour une clé.

LE GRAND VIZIR

Mais, par I9 tombe du Prophète , j'ai un moyen de les mettre d'accord. Un moyen parfait!

LE KAÏMAKAN

Tout ce que tu trouves est parfait I Tu es toimême la perfection, lumière des mondes.

LE GRAND VIZIR

Oui, un moyen parfait, qu'Allah m'assiste !

* LE KAÏMAKAN

Parle , flambeau de l'Islam : mes oreilles s'ou-

vrent à tes paroles comme les fleurs aux rayons du

soleil.

LE GRAND Y izin , éFun ait profofid.

Je leur ai promis cette clef à tous deux ; que le Prophète me pardonne !

LE KAÏHAKAN.

Oui, saint des saints et qu'importe? Ce sont des Giaours.

LE GRAND VIZIR , fiant.

Eh bien I je ne la donnerai à aucun. C'est le moyen de ne point faire d'envieux I Gloire à Dieu ; Dieu est grand. Que dis-tu du stratagème?

LE KAÎMAKAN, fortatit son enthotisiasme jusqu'au

plus haut paroxysme.

Oh ! divin I divin ! Tu es plus profond à toi seul que tous les ulémas de la Mecque. Hais si les Giaours se fâchent?

LE GRAND VIZIR

Alors, je la donnerai à tous les deux.

LE KAÏHAKAN, stupéfatt éFadmiratioti.

Que je baise le pan de ton vêtement I C'est le Prophète qui t'inspire? Décidément tu es le grand

candélabre de llslam; il n'y a point de clarté qui ne Tienne de toi.

[Use séparent là-dessus pour rentrer tous deux

dans leur harem.)

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