ÉPILOGUE
Telle est la question d'Orient et la politique des Turc9 : ne résister à personne ^t tromper tout le monde. Quand un ambassadeur entre daus le divan avec les coups de poing tout faits , on lui promet monts et merveilles , on est à lui, on ne jure que par lui ; ce qui s'est fait n'est qu'un malentendu ; tout s'arrangera au mieux. Deux jours après, un autre ambassadeur se présente avec des prétentions et des réclamations tout opposées. N'importe si l'objet change, l'accueil ne change pas. L'autre avait raison, celui-ci a raison aussi ; tous deux ont raison. À ce qu'il exige on répond par les mêmes protestations, les mêmes marques de déférence, et cela dans les mêmes termes, en se servant des mêmes mots. Il y a un langage officiel qui ne varie
pas , qui est à l'usage de tous les grands vizirs et
tM LÀ CLEF DE Là QUESTION D*OEISNT.
se prodigae aax représentants de toutes les conrs. C*est distribué aux audience^ d'apparat, comme le sorbet, le café et les confitures.
Les naturalistes racontent que l'autniche, pressée par les chasseurs et perdant l'espoir de se dérober à leurs poursuites, s'arrête brusquement et plonge sa tête dans les sables du désert : de ce qu'elle ne voit plus Fennemi elle ne croit pas en être ¥ue. Le divan ne s'y prend pas d'une autre façon : ses finesses ressemblent à celles de l'autruche.
POST-SCRIPTUM (juin 1853 ),
Amende honorable et réparation ! Enfin le divan a tenu bon une fois ; il s'insurge, il se fftche. Serré de trop près il s'est retourné vers la Russie et lui a dit : a Âh 1 tu m'insultes ; eh bien I tu auras affaire à l'Angleterre et à la France. Les choses en sont là.