‹ Moeurs intimes du passé (volume 2)Chapitre 33 sur 71 · LA SAIGNÉE AU XVI" SIÈCLF · texte numérisé non relu

LA SAIGNÉE AU XVI" SIÈCLF

(D'après une gravure de 1319.)

fassent enfouir, à peine de dix livres d'amende et de inissement de la ville (i).

0 Archives de la ville de Douai, cartulairc f» 18, r

armoire 17

20 MOKlKt^ IMIMKS UU PASSE

Dans quelques villes, l'on s'est efforcé de restreindre, d'empêcher même, pendant certaines heures du jour, la circulation des porcs : im règlement de Malines va jusqu'à menacer de confiscation ceux de ces animaux que Ton trouvera dans l'église ou au ière ; et le motif de cette mesure, c'est qu'on tait particulièrement que les barbiers ne leur - ent le sang humain qu'ils tiraient à leurs clients : aussi leur défendait-on de tenir de ces animaux et de déverser le sang dans un endroit accessible. A Bruges, par surcroît de précaution, le couvent de Saint-André fit donation à la ville d'un terrain destiné à recevoir le précieux liquide, que l'on entourait d'une sorte de respect superstitieux (i).

En dehors de la porle Saint-Honoré, l'endroit où commence aujourd'hui la rue Molière, il y avait jadis un terrain consacré, un lieu bénit, qu'on appelait la Place du Sang : c'est là que chirurgiens et barbiers de Paris étaient tenus de venir jeter le sang provenant des saignées ou d'autres opérations faites par eux.

La méthode des émissions sanguines générales, déclare un historiographe de la saignée (2), porte

Ch. Desmazes, Curiosité des anciennes Justices, cité par NicoLAY, Histoire des croyances, II, 106.

(i) i336. Gilliodts, Invent, des Archives, n° ^24, rapporté dans le Siècle des Artevelde, par M. Léon Van deu Kindere (Bruxelles, 1S79), 882.

(2) Delattre, op. cit.

les traces de riiiflueiice exercée sur la niédeciiie par l'action rénovatrice de la Renaissance. Dès avant cette époque, l'étude des auteurs grecs originaux s'est substituée à l'enseignement des Arabes. Un fait à l'appui : au printemps de i5i/i, de nombreux

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