‹ Moeurs intimes du passé (volume 2)Chapitre 40 sur 71 · LA NAISSANCE DE L'KNPANT AU XV SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA NAISSANCE DE L'KNPANT AU XV SIÈCLE

(D'après une miniature de manuscrit.)

enceintes, non seulement pendant la grossesse, mais après l'accouchement » (i). Les miniatures, les gravures sur bois sont là pour nous confirmer ce détail de saine hygiène.

La cuve à baigner est au milieu de la chambre de gésine, ou près du foyer ; l'accouchée se baigne nue, les autres femmes se réunissent autour d'elle, et ce n'est pas toujourt sans péril pour la morale. <( Dieu sait, s'écrie un sermonnaire, en vitupérant ces mœurs dissolues, quels attouchements, quelles paroles déshonnêtes ! » Combien se serait-il indigné, en termes plus véhéments encore, s'il avait su qu'en plus des voisines, il y eut parfois des voisins, voire de bons et gros moines, des religieux cordeliers dont la place n'était guère en ces lieux.

Sans doute leur était-il fait de sages recommandations, afin de se dérober à la tentation du Malin :

Se allés ches accouchées, Ne vous approchés près des baings, Ains (2), dès que verres ces trenchées • De fleurs, roumarins, aubefoings,

Serrés, tant que pourrés, les poings Et pences lors à Paradis, En disant bas, à jointes mains.

Pour le mors, ung de Profundis.

(i) SiMÉoN LucE, Histoire de Bertrand Du Gaesclin (Pi 1876), 68.

(2) Mais,

.JL.

[ParH

Fig. 50. Die Gebun der Jungfrau.

H»l2schnilt aus dem «Manenlebem voii Albrccht Dttrer (1471 bis 152X), Nurnkirf.

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