LE PILORI OES DOIGTS
en usage dans le pays de Galles.
(Cliché Cakrixgto.n : Les Chàliments
de jadis, 1902 ; cf. Médecine internationale.
août 1004, p. 2i7, noie 1.)
Saint-Bernard. Là, AI. Goodford, se laissant attendrir par le lécil de son ociysséc, résolut de récompenser une si louable persévérance ; et ce fut dans le réfectoire du couvent, en présence des moines, rangés en cercle et béants d'admiration, qu'il le fessa vigoureusement ; après quoi, la bouche en cœur, il lui fit cadeau d'un Guid<f Marray l Est-ce assez... anglais !
En Angleterre, on frappe très peu dans les écoles
du peuple, tandis que dans les établissements d'instruction secondaire (i), le fouet constitue à peu près l'unique punition. En Allemagne, c'est l'inverse : on châtie corporellement les enfants des écoles primaires, de 6 à i/i ans, soit de coups de jonc sur les mains,' soit du fouet.
L'ex-kaiser avait rédigé, il y a quelques années, une circulaire, pour inviter les maîtres à ne pas abuser des châtiments corporels, mais en ayant soin de spécifier que l'usage du fouet, ou, à son défaut, de la baguette de jonc, serait maintenu. Nous devons à la vérité de déclarer que ces châtiments
(i) Cf. un travail de MM. Demogeot et Montucci, sur V Enseignement secondaire en Angleterre et en Ecosse, analysé dans les Petites Chroniques de la Science, de S. -Henry Berthoud, t. VIII, 168 et s. L. Veuillct n'a pas manqué de faire allusion à ces mœurs anglaises, dans le recueil de ses Mélanges. Ce passage mérite d'être ici rapporté : « L'Angleterre fouette, et sa jeunesse, pépinière d'hommes libres et forts, est fouettée. Il n'y a pas peut-être un pair du royaume, un député, un évêquc, qui n'ait été fustigé jusqu'au sang, et non pas seulement pour indiscipline, mais pour des fautes de qualité en vers grecs et latins. Il faut que le sens de la quantité entre dans les oreilles anglaises, il y entre par là. Le patient est placé sur un cheval de bois ad hoc et administré devant la classe entière : Tantœ mnlis erat !... Pitt, Fox, O'Connell, Gladstone, ont fait ces chevauchées, comme Louis XIV. Un jour, le prince Albert, époux de la reine Victoria, prit à part son fils le prince de Galles, lui remontra certaines fautes où il s'obstinait, et puis, en vertu du texte sacré, dont il lui donna préalablement lecture, l'humilia d'une correction manuelle dont le royal enfant pût se souvenir. »
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doivent être donnés à la fin de la classe, et à huis clos. Deux témoins -seulement assistent au spectacle : un confrère du bourreau et le directeur de l'école.
Si le délinquant est une patiente, le règlement dit « qu'il ne doit rien être fait qui puisse offenser la pudeur » ; ne sont exemptés de la fustigation que les enfants faibles ou malades. Ce mélange de sentimentalisme et de brutalité est bien dans la note de la prude Germanie.