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des droits y attachés, le chapelain s'approchait; et le lépreux, la main nue sur les saints canons, prêtait publiquement le serment
D'obéir aux maîtres de la maladrerie en toutes choses licites et honnêtes ;
De ne point disposer de ses biens sans son congié, et de n'en conserver que l'usufruit ;
D'aimer et poiirchacier le bien, honneur et profit des magistrats et de la commune ;
De leur dénoncer les machinations et conspirations de trayson qu'il découvrirait à l'encontre du souverain et de la ville ;
De porter enseigne en habit qui le fasse reconnaître, afin que les ygnorans ne conversent avecques lui ;
Quand il querera ses aumônes par la ville, de cheminer par le milieu de la charrière au-dessus du vent et des gens sains, afin que aucuns ne puissent pis valoir ;
De rapporter fidèlement le? aumônes, pour en fair'e égale distribution entre les autres ladres ;
De ne laver ses mains, ses pieds, ni aucun de ses membres, ni ses robes, draps, linges et autres habillements aux puits et fontaines communes, si ce n'est en eaue qui par autruy en sera tirée, sans en rien laiss'er cheoir ni rejetter esdits puits et fontaines ;
De dénoncer à la justice la plus prochaine les individus qu'il soupçonnerait avoir entencion de empoisonner puits, fontaines, rivières, vivres, ou autres choses qui puissent grever les corps humains ;
De garder les droits et profits de la maladrerie et du maître et de révéler tout ce qui sera fait du contraire par les autres ladres ;
De se soumettre, en cas d'infraction, au châtiment
194 MœURS INTIMES DU PASSÉ
maladrerie. coiiateurs et seigneurs de ladite
Un notaire, présent à la cérémnn,-^ a
..'"' ''°'" 's porte, aussitôt fermée annn„ çait au pauvre reelno „■■« . - ""«ee, annonétaff ^„ ' * '" «eparation du monde
était devenue une triste réalité (,)
nfortuné paria, souvent délaissé 'dos siens. le ,ét-tio„ ,ue ,a 4r Ce^r T ''"' peu riaVe ptlpecS " ""' ^"^^"^^ ^'^^ '^
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accompagnait la séquestration de léZu. de'n" roles consolantes, qui devaient l! P'"
patience et la risi^ tion r " '"""^'"" '"
cher I* „>»i ^ '^'^'«^"'"'on- Le prêtre allait chérie malade processionnellement dans sa maison
et le conduisait à l'église, où l'on célébrait la messe.
Ce n'était point la messe des morts ni la pompe des funérailles : un tel usage fut expressément défendu dès le xf siècle. On. célébrait la messe du jour ou celle du Saint-Esprit, avec l'oraison Pro infirmis ; ou une messe spéciale, dont les pensées étaient appropriées à la circonstance. L'introït se composait de ce verset du psaume 87 : Sagittœ tuœ infixœ sunt mihi... humiliatus &um nimis.
. L'épître était fournie par le chapitre V du quatrième Livre des Rois, qui rappelle l'histoire de la guérison de Naanam par Elisée. L'Evangile était ouvert au passage où se trouve racontée la guérison des lépreux de Samarie.
Le graduel, l'offertoire, la communion, les oraisons étaient aussi conformes au sujet. La messe terminée, le lépreux était conduit, en procession, au chant des litanies, à la demeure qui lui avait été préparée.
On lui faisait les défenses prescrites dans les rituels, on bénissait sa maison et son mobilier, et le prêtre se retirait en laissant, par ses exhortations, du baume sur cette douleur (i).
(i) Vasseur, A'ofice sur la léproserie de Saint-Clair, 20.