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sciences », ont obtenu la permission de suivre les cours du Collège de France. Le chroniqueur ajoute que cette innovation a causé beaucoup de difficultés ^
L'autorisation iiavaiL été accordée <|u'après beaiu-oup de résistance, mais les pouAoirs publies avaient Fini pai- céder.
En 1785, avait ()aru la Bibliothèque uniiwr.^cllf dea Dames, volumineuse encycloj)édie, où les mathématiques, la physi([ue, l'histoire naturelle ' oui
1. Voici la lettre qu'écriv;iit le Miriislic .'i Mme l.i li.tioimc (l'Andlau, an Palais-Royal.
<■ Le 1 juin ITMT.
• .le seiais, Madame, iiilinimenl llatlé de pouvoii- s(!coiiilei- le (I •sir «[lie vous ont téiiioigru'' les deux dames au sujet desquelles NOUS m'avez fait l'honneur de rn'écrire. Mais la permission ([u'elles demandent, de suivre le cours d'histoire naturelle qui' M. Daubenlon doit donner au Collège royal, serait contraire aux usages de ce collège. Si elle leur était accordée, il est vraisemblable qu'elle serait bientôt sollicitée par d'autres personnes de leur sexe, et il serait à craiiidrç (jue cela tic détournât les élèves de l'attention qu'ils tloivt'iit aux leçons, .l'espère que vous voudrez bien nous rendre à ces rousidérations et n'en être pas moins persuadée de l'envie que j'aurai toujours de vous témoigner mes égards pour vofrf recommandalion. " Archives Nationales, 0 1 . 181». Registres de correspondance du ministère de la maison du roi, 300 (publié par les Archiver hiiiloriques, arlialUjues et littéraires, t. I, 128).
2. D'après Y Almanach hislorico-pfiysique des Dames, sur les qua ranle-huit cabinets d'histoire natiuelle (jui existaient à Paris vers le milieu de la seconde moitié du dix-huitième siècle, sept appartenaient à des femmes, parmi lesquelles Mlle (Clairon. La femme de Rarras, le célèbre directeur, s'était adonnée également à l'histoire naturelle.
leur place et qui eut assez de succès auprès du public et même auprès de* la Cour, pour figurer dans la bibliothèque particulière de Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI.
Vers la même époque, retirée avec son mari à Villelranchc,dans la généralité de Lyon^'ï'^"^ lioland se livrait, avec la passion qu'elle apportait à lout ce qu'elle faisait, à l'étude des simples Elle administrait ses remèdes à tous les malades de la paroisse, ayant chez elle une véritable oflicine de pharmacie.
Elle se fit une réputation dans tout le pays par ses cures merveilleuses ; on venait de six lieues à la ronde pour se faire médica inenter par elle '.
Une des amies intimes de la c<'dèbre Girondine, Sophie Grandchamp, faisait des cours [)ublics d'astronomie.
Nous n'avons plus l'idée de l'indépcmdance d'éducation (jui existait dans certaines familles au dix-huitième siècle.
A quatorze ans, Montlosier avait fini ses études classiques chez les moines augustins de Glermont; sa mère, (|ui surveillait avec soin son instruction, l'avait ensuite placé chez les Sulpiciens, pour taire sa théologie. Dévoré [)ar la lièvre de savoir, il
l. \. ses jyémy//e.s, édilioij (Ihaïupagneux.
suivait, à dix-huit ans, des leçons d'anatomie à l'Hôtel-Dieu 1.
Un gentilhomme d'excellente maison, le chevalier de Louville, s'était senti pour l'astroiiomie une telle vocation, que, rompant avec les préjugés de sa caste, il avait renoncé au brevet de colonel^ qu'il tenait du roi, et ne s'était plus occupé que d'observations d'étoiles et de calculs.
Le prince de Gonti avait pris goût à l'astronomie et construit une machine horaire.
Les travaux du duc de Cliaulnes et du comte de Lauraguais ne déparent point le recueil de l'Académie des Sciences. Il est vrai ([ue, si l'on en croit Diderot-, le noble personnage faisait l'aire ses découvertes en chimie par les autres, et qu'il les retenait prisonniers jusqu'à ce qu'ils eussent achevé ses expériences.
La noblesse de robe, plus souvent encore que celle d'épée, consacrait ses loisirs à des lecherches sur quelques points de physique ou de mathématiques. Dionis du Séjour, Bochart de Saron, Guyton de Morveau, les deux premiers astronomes, le dernier chimiste, ont marqué leur place dans la science et honoré l'Académie : l'un était conseiller au Parlement de Bourgogne, les