V. les Mémoires de Richelieu, t. VII
avides de l'approcher, d'entrer avec lui en conversation; et les voilà partis en expédition vers les carrières de Montmartre, où le rendez-vous est donné !
Aucune déception ne les arrête ; il semble que l'échec des unes encourage les autres à plus de hardiesse. La mystification de M. de la Fosse est à peine éventée, qu'on se divertit de la mésaventure de deux marquises, cruellement punies de leur trop vive curiosité.
La marquise de l'Hospital et la marquise do la Force ont voulu faire connaissance avec Lucifer ; W' la sorcière les' prévient qu'elles ne le verront qu'une fois déshabillées ; elles se laissent docilement dépouiller, par la mégère, de leurs vête- Jiients, de leur linge, de leur bourse i, et elles sont abandonnées dans cet état de nudité, qu'un exempt est appelé à constater.
Il y a, chez la femme, comme une impatience de se livrer aux thaumaturges; elle appelle la jonglerie, elle y aspire, elle s'y voue-.
Une amie de la duchesse de Bourbon écrit qu'on ne voit autour de soi que des prophètes, des sorciers, des nécromanciens -K