‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 128 sur 134 · ALTBES SCENES DE L\ VIE D ETUDIANT · texte numérisé non relu

ALTBES SCENES DE L\ VIE D ETUDIANT

(Au temps de Murger}.

476 MœURS INTIMES DU PASSE

de sergents de ville que de spectateurs : les étudiants se contentèrent d'éternuer Ijruyamment, et d'applaudir presque sans discontinuer.

La quatrième représentation fut plus orageuse encore que les trois premières; Gaëlana dut quitter l'affiche. Deux ans plus tard, une nouvelle manifestation se produisait, toujours à l'Odéon, à la première du Marquis de Villenier, de George Sand.

Mais ce fut un bien autre tapage, quand les Concourt firent représenter, au Théâtre-Français, leur pièce réaliste, Henriette Maréchal.

Les frères de Goncourt étaient des familiers de la princesse Mathilde, habitués delà petite cour littéraire et artistique que tenait la cousine du souverain, àSaint-Gratien, prèsd'Enghien; on le leur fit expier.

« Les voilà maîtres des Français, comme ils étaient déjà maîtres de l'Odéon », s'écriaient douloureusement ces frères Siamois de la littérature, persuadés qu'une cabale était montée contre eux. Sur ces entrefaites, une lettre de protestation était envoyée aux journaux, par cinq étudiants, déclarant que leurs sifflets «n'avaient eu pour but que de protester contre les aphorismes prétentieux des auteurs, leurs visions hystériques, et des rhapsodies telles que Bobino ne voudrait pas les coudre à ses grelots [sic) » ; qu'en

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