‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 25 sur 134 · LE CARKME SOUS L ANCIEN REGIME · texte numérisé non relu

LE CARKME SOUS L ANCIEN REGIME

Et la lettre se terminait par cet amusant postscriptum :

Je veux que votre infâme commissaire me restitue mes moutons, car le chevalier de Baulïremont est garçon de bon appétit.

Le lieutenant de police rit sans doute beaucoup à la lecture de cette insolente missive, mais ne fut pas désarmé pour cela. En marge de la lettre on lit cette annotation, écrite de la main du magistrat : « Répondu et mandé que la saisie ayant été portée à r Hôtel-Dieu, je ne puis en ordonner la restitution. »

Ce ne fut qu'en 1774 qu'une déclaration royale devait établir la liberté du commerce de la viande à Paris (1) pendant le Carême, moyennant une indemnité de 50.000 livres, qui fut versée cà l' Hôtel-Dieu, en guise de dédommagement.

(1) Au temps où la police avait encore le droit, en Carême, de confisquer la viande chez les délinquants, on grillait parfois des harengs sur le pas de la porte, pour corriger l'odeur des ? viandes rôties en fraude dans la cuisine (Nicolay, op. cil.)

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