‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 39 sur 134 · Stal^l^i <lo i:î3!t, cliap. v · texte numérisé non relu

Stal^l^i <lo i:î3!t, cliap. v

2. Les Jeux ('taient iriLcrditH;, sons peine de cinq livres d'amende (Savigny, op. cit.. III, Hî) .

aux étudiants de porter des armes d'aucune sorte, sans la permission préalable del'évèque; défense aux habitants de louer ou de prêter ties armes aux étudiants, en cas de rixe.

COUKS OE FACl/'LTt:, AU MOYiiN AGE

Lesescholiers du treizième siècle, encore un peu barbares et pleins d'exubérance juvénile, échangeaient souvent entre eux, ou avec les gens du roi, des séria pugnoratn, coups de bâton ou coups d'épée. En 1218, l'Official de Paris dut publier une ordonnance, plusieurs fois renouvelée dans la suite, interdisant aux étudiants le port d'armes

22 ]\n«-:uns iMiMKS nr i'assi':

dans Paris, sous pciiKidexcoiiiiiuiiiicalion. I^eiir humeiii' luibiilciile no jnsliCiail (|ik' Irop de pareilles niesui'es.

An poiiil de vne do la dis(i|»liii(\ il oxislail une différonco noiablo onlro II iii\(Msilo do Paris ot les nniversilos ilalionnos ; (huis o(dlo-là, iino poino l'oi't ordinaire était oello du loiiol.cjiio l'on infligeait an conpal)lo sur los ôj)aulos nues, on \)\rsenco du rodcMir ol dos |)ro(in(Mirs. Collo peine, applicpu'o déjà an Iroi/ionio sircio, lolail encore an (jninziènie, et on la prononçait non senlement contre les simples oLndianIs. mais contre les baclieliejs.

La juridiction de rCniversito n'ond»rassait ni les affaires criminellos proprement dilos, ni les alfaires civiles ordinaires, mais nni(|nom(Mit ((dles (|ni avaient un rapport dirool a Tlù-oh^ LM'niversité connaissait des contestations (pii s'élevaient, an sujet de l'enseignemenl, onlio les professeurs, on entre un professeur et ses élèves; elle instruisait les plaintes dn roctenr oHensé par [in membre de l'I niversité, 1rs procès relatifs aux loyers' ; elle pouvait prononcej- lexclu-

1. Le propriétaire qui refusait de se souinetlre à la taxe des loyers voyait ses maisons interdites, c'est-à-dire (ju'auciiii étudiant ne pouvait y loger. Cette interdiction était également prononcée contre la maison de celui qui se plaignait à tort d'un étudiant et même contre les maisons voisines, lorsqu'un étudiant avait été volé ou maltraité. Afin que les étudiants étran-

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