Gaz. hebd. des se. méd. de Monlpellier, 14 mai
3. Ce n'était pas seulement le jour des examens que les étudiants se montraient turbulents. Parfois, comme ils le firent
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les rues, cherchaient querelle aux J)ourgeois el à la garde, l'aisaient des illuminalions improvisées, au ris({ue d'allumer dc^s incendies, allaieiil dans les tavernes se livrer aux pires ()igi(>s.
(^iiaiid les ))uveiiis soiiaient en élal d"i\i-esse, on devine à (piels excès ils se liviaienl. Si deux l)andes (récoliers se icjieonl i aieiil , appailenanl a des « Nations >> ennemies, (dles coinniencaienl par s'injniiei-, puis finissaient par en venii aux mains. Le ^iiel su ivetiail-il. Ions s'aceordaienl poni' le l'osser de conceil.
H n'\ avait j)as de lèle scolaire sans monlL beuveries. Les statuts d(.'s Nations nous i<''\el('nt (pi'nne l'ois j)ar nn, «piand rexcrcice de ranm'(.' se soldait par nn excédent, les étudiants, reetenr en tête, gagnaient la taxc-rjie la |)lns proche ', et y dépensaient le snrplns de lenrs re\cnus.
h P.ivie, ils troublaient les eours, en laisniil iiiMiplioii dniis les salles. Ils y entraient masqués, chantaienl. jouaicnl, coinmeltaienl inille insolences, t'ii temps de carnaval, passe en core, niais ils faisaient mieux al()i>- : c'était un usai;e. en certains pays, que les étudiants dér()I)as.seid les livres de leurs professeurs, à qui ils ne les restituaient (jue contre la remise d'un florin par ouvrage (Feurari da Grado, infrà cil., 20 .
1. Cf. Noies sur quelques tavernes fréquentées par l Université de Paris aux quatorzième el quinzième siècles, par Emile Cuatk- LAiN {Bulletin de la Société de l'Ilisl. de Paris et de l'Ile-de-France, 25' année, 189S, s7 d suiv ). Ces tavernes étaient presque toute* situées dans le quartier latin : rue Saint-Julien-le-Pauvre, rue de la Harpe, rue Saint-Jacques, etc. Elles n'étaient le plus souvent désignées que par un ojjjet suspendu, sans aucune
Les circonstances dans lesquelles on allait manger et surtout boire, étaient nombreuses : un nouveau maître, un nouveau procureur, un nouveau receveur, un examinateur élu pour interroger les candidats à la licence étaient tenus de
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