MESSAGER, AU MOYEN-AGE
(Musée germanique de Nuremberg).
besoin. Vous ne nous laisserez pas dans l'embarras et vous tiendrez à ce que nous finissions convenablement nos études, pour pouvoir revenir honorablement dans notre pays. Le porteur se chargerait bien aussi des souliers et des chausses que vous auriez à nous envoyer. Vous pourriez aussi nous donner des nouvelles par la même voie.
Si la bourse paternelle refusait de s'ouvrir, les étudiants qui appartenaient à la bourgeoisie aisée, fils de commerçants, chevaliers ou neveux d'ecclésiastiques bien prébendes, quoique recevant de fréquents et importants subsides, avaient recours à l'usurier. Mais, avant de recourir à cette extrémité, il n'était prétextes qu'imaginât le jeune étudiant, pour attendrir ses parents récalcitrants^
« Le premier chant de l'étudiant, dit un père de cette époque, est une demande d'argent, et il n'y avait jamais une lettre qui n'en demandât. »
Ces lettres étaient composées sur un canevas à peu près uniforme, dont celui-ci, vendu par un industriel ingénieux, offre le type le plus habituel.
Thème à développer. Début : la mère devient une marâtre, quand elle ne soulage pas la misère de son fils. Narration : il y a longtemps que j'ai
1. Au début du quatorzième siècle, un étudiant d'Orléans écrit à son père qu'il est tombé gravement malade ; il demande quon «L lui envoie un cheval et de l'argent, « pour avoir le moyen de Hl venir cherôher la santé sur le sol natal ». Cf. Mém. de la Soc. f hist. el arch. de fOrléanais, t. XXIII (1892), 48.
^v« siècle)
{ivix' siècle).