COSTUMES DES MÉDECINS, AU XVI' SIÈCLE
Les plaisirs de la la])le étaienl, entre tous, ceux qui coinplaient le plus d'adeptes. On a dit^ que les médecins étaient « gourmands par état » : la boutade n'est pas sans vérité; mais, au temps de Rabelais, la gastronomie ne classait pas ses fervents ; la statistique, si elle eût existé, aurait eu trop de mal à les dénombrer. L'expression de « repas pantagruélique » n'est pas sans fondement - : bien manger et encore r.iieux boire étaient dans les mœurs du temps.
Hôteliers et cabaretiers pullulaient; il y en avait pour toutes les bourses et pour toutes les bouches '. Ceux qui prenaient pension chez riiahilant devaient se contenter de ce qui leur était
1. Bhillat-Sav\rin, dans sa Physiologie du goût, méditai lion XII (Des gourmands).
2. Cf. la curieuse brochure denotreconfrère, le. docteur Cham-J bard-Hknon, de Lyon : Comment buvaient et mangeaient les perj sonnages du Livre de Rabelais. Lyon, 1904.