Félix et Thomas Plalter à Montpelfier, U8t
existence précaire, tantôt jouissant des bienfaits d'une bourse, tantôt vivant de petites places dv toutes sortes, même de domesticité, ou encore se contentant des soupes distribuées par les couvents K
Tandis que les étudiants pauvres, s'en tenant aux succès faciles, courtisaient les servantes d'auberge et les cuisinières, « qui les aident à vivre », ceux qui avaient la bourse mieux garnie s'éprenaient des jolies filles qu'ils avaient rencontrées à la |)i()iuenade, dans une partie privée, ou à l'église. Les familles favorisaient les rendez-vous, et la « bonne fortune » se terminait souvent par un mariage.
D'autres, qui étaient parvenus à échapper aux rets qui leur avaient été tendus, poursuivaient un (( flirt » en règle avec les couventines.
Dans l'ancienne Espagne, les jeunes filles enfermées dans les couvents n'étaient pas toujours de mœurs austères. Les portes des cloîtres étaient rarement protégées, par leurs barreaux de fer, des entreprises galantes du dehors. On y tolérait des rapprochements qui feraient, aujourd'hui, scandale.
Les étudiants qui apportaient, sous leur vaste capa, des menues friandises, boîtes de confitures