‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 67 sur 134 · Relation de Thomas Platter · texte numérisé non relu

Relation de Thomas Platter

LA VIE d'Étudiant a la renaissance i8l

grades. La pratique de la chirurgie ne fut pas soumise à de moindres garanties ; et, pour fortifier son enseignement, on le spécialisa, en établissant des cours particuliers à l'usage des chirurgiens.

Les apothicaires furent également surveillés de près.

Quant aux femmes qui se livraient à l'exercice illégal de la médecine, elles n'étaient pas plus que les hommes à l'abri des poursuites. Il ne semble pas, toutefois, qu'elles aient été astreintes à la même peine publique : on se contentait de les faire comparaître « comme sorcières » devant les conservateurs des privilèges de l'Université ^.

Ces privilèges, on a vu avec quel soin jaloux VAlma mater les défendait. En toute circonstance elle entendait qu'on ne touchât à ses prérogatives, fût-ce l'autorité suprême, fût-ce le roi même !

L'esprit frondeur des étudiants ne date pas de notre époque : la royauté en subit les atteintes, témoin ce qui se passa sous le règne de Henri III.

On sait le goût dont témoigna ce prince efféminé pour les fards et les parfums. En 1578, il s'avisa, un jour, d'exhiber en public une immense collerette à tuyaux, ou fraise godronnée, « formée de quinze lés de linon et large d'un tiers

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