‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 72 sur 134 · MCJJ:UKS INTIMKS DU l'AisSH · texte numérisé non relu

MCJJ:UKS INTIMKS DU l'AisSH

Antoine Dieu en a dessiné plusieurs, indépendamment de la « Veiie de ramphitliéàtre analomique conslruit sous !e règne de Louis le Grand, par les soins et aux dépens de la C" lioyalle des Maîtres chirurgiens depuis 1G94 ». C'est l'Ecole de dessin, (jui existe encore rue de l'i^cole-de- Médecine, autrefois des Cordeliers.

Parfois, on se servait d'une gravure ancienne représentant les armes de la famille du personnage auquel la thèse était dédiée. Chaque auteur ])0uvait ensuite, à son gré, faire tirer à i)art sa thèse dans uncadreainsi illustré, auquel on adaptait une gravure pour l'offrir en cadeau; de la sorte, elle pouvait être appendue au mur, ou être conservée sous verre.

On allait faire son choix de cadres et d'images chez un des marchands du quartier Saint-Jacques, qui tenaient à la disposition des candidats une collection de gravures de maîtres, qu'on tâchait d'approprier à la circonstance, avec une devise ou une allusion flatteuse pour le corps des chirurgiens; ou bien des gravures allégoriques, inventées pour un personnage célèbre, avec des armes. Celles-ci pouvaient servir à un de ses descendants, ou à tout autre personnage, grâce à une habile substitution, toujours facile à opérer sur les planches par le graveur. On suit ces transformations dans quelques-unes des thèses à images que conserve

Thèse de Fraaçois-Michel Disijier, du 25 sept. 1750, illustrée par Bom Bologne, (Bibl. de la Faculté de médecine de Paris).

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notre cabinet des Estampes (thèses de jurisprudence et de théologie).

Quand on songe que des grands peintres, tels que Le Poussin, Gh. Lebrun, Mignard, n'ont pas dédaigné de faire servir leur talent à l'illustration de ces thèses, on se prend à regretter qu'on n'ait pas conservé avec plus de soin ces œuvres de leur pinceau ; qu'on ne se soit pas efforcé de sauver de la destruction ces dernières épaves du grand art que sont les thèses historiées, lesquelles ne sont plus bonnes, comme le disait Toinette, que pour rimage, mais qu'il serait profondément regrettable de reléguer dans l'endroit où Oronte envoyait son fameux sonnet.

LA VIE D'ÉTUDIANT

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