‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 74 sur 134 · Duc DE LÉvrs, Souvenirs et Portraits. J · texte numérisé non relu

Duc DE LÉvrs, Souvenirs et Portraits. J

perruque à trois marteaux^, qui leur donnent l'aspect suffisamment doctoral: tel nous est représenté notre confrère du dix-huitième siècle, dans la curieuse estampe qui nous le montre au chevet d'une malade, la canne à la main, en habit et jabot à dentelles, dictant son ordonnance à ses deux auxiliaires habituels, le chirurgien et l'apothicaire, ceux-ci tenant leur instrument à la main, le tablier ceint autour des reins, attendant avec déférence, prêts à recueillir les instructions de celui qui garde seul la responsabilité du traitement 2,

Le rôle du médecin est alors bien défini 3. Il consiste à examiner le patient, à l'interroger,

1. A la fin de l'avant-dernier siècle, la perruque n'avait pas encore été abandonnée par les médecins. On connaît l'aventure dont Corvisart fut le héros. Ayant appris qu'une place de médecin était vacante à l'hôpital fondé par Mme Necker, il se présente chez la dame et sollicite l'emploi. Une des premières conditions imposées au postulant, c'est de porter perruque. « Ce grotesque embellissement n'était point du goût de Corvisart ; il no soupçonnait pas qu'en s'affublant d'un ridicule ornement, on se rendit plus habile ; et comme Vullimalum proposé ne souffrait point de restriction, il prit congé, rentra chez lui et, s'applaudissant d'avoir sauvé sa chevelure, se hâta d'écrire un billet fort poli, où toute négociation était rompue. » Eloge de Corvisart, par Pariset (llisl. des membres de l' Académie royale de médecine, t. I, Paris, 1850, 101).

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