‹ Moeurs intimes du passé (volume 3)Chapitre 76 sur 134 · Le Malade imaginaire, acte I, scène v · texte numérisé non relu

Le Malade imaginaire, acte I, scène v

2. Cf. V Ancienne Faculté de médecine de Paris, par le doc teur CoRLiEU, 248. .

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F. i)K LAPEYno.ME, fondateur de l'Académie de chirurgie.

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avant de conquérir le diplôme qui conférait le jus occidendi iihique ierrarum. En 1789, c'est plus de 7.000 livres qu'on déboursera, en y comprenant les frais d'inscription.

Sans doute, des dispenses étaient accordées aux étudiants pauvres ; mais combien profitaient de cette faveur ? Une infime minorité. La médecine n'était accessible qu'à la bourgeoisie aisée ; les moins riches avaient, il est vrai, la ressource de la chirurgie.

Si la condition des médecins ne s'améliora pas au dix-huitième siècle, il n'en fut pas de même de celle des chirurgiens.

Ceux-ci, qui ne furent longtemps que des artisans, arriveront, pour la plupart, à conquérir droit de cité dans la bourgeoisie. Ils chercheront à secouer la suprématie des médecins et prépareront la révolution professionnelle qui fera du médecin un chirurgien ^

Pour opérer cette transformation, il a suffi d'un homme. Parvenu au sommet de la hiérarchie professionnelle, devenu premier chirurgien du roi, La Peyronie, loin de renier ses humbles origines, tint à se souvenir de ses premiers et modestes compagnons d'études et il s'appliqua à leur créer un nouveau blason. En fondant l'Académie de

1. Les Bourgeois d'autrefois, par Albert Babeau (Paris, 1886).

LL BAIiON BOVKH

Premier chirurgien de Napoléon 1'

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chirurgie, il inaugura une ère nouvelle : désormais la chirurgie allait marcher de pair avec la médecine. Mais avant d'en arriver là, par quelles vicissitudes étaient passés les aspirants chirurgiens !

Au seizième siècle, un chirurgien voulait-il être reçu médecin, il devait s*engager, par-devant notaire, à ne plus faire aucune opération; « car, disaient les statuts de la Faculté', il convient de conserver pure et intacte la dignité du corps médical ».

Un peu plus tard, les barbiers — car la séparation enti'e barbiers et chirurgiens n'est pas encore accomplie — arrivent à la Cour et prennent officiellement le titre de maîtres barbiers-chirurgiens de Paris. Ambroise Paré, qui devint premier chirurgien de plusieurs souverains, Henri II, François II, Charles IX et Henri III, était depuis longtemps chirurgien du roi, quand il se fit recevoir maître chirurgien-juré.

L'ambition des barbiers grandit avec leur influence ; mais ils avaient à faire à forle partie avec la Faculté. Souvent ils durent faire amende honorable devant leur toute-puissante rivale, et on put, voir, le 19 octobre 1656, lendemain de la Saint- Luc, les barbiers-chirurgiens se présenter devant

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