Tribune médicale, 15 février
3. Cf. le Journal de mèd., chir. et pharni., de juillet 1793 (art. du citoyen Desgencttes).
membres qui paraissaient encore palpitants ; certains se disaient môme incommodés par Todeur qu'ils prétendaient s'en dégager !
Bien que ces pièces de cire fissent, paraît-il, plus d'honneur au modeleur qu'à l'anatomiste, l'empereur d'Autriche, Joseph II, fut si enthousiasmé à la vue de cette collection, qu'il en commanda une toute semblable, que son premier chirurgien fut chargé de faire transporter à Yienne ^
En 1764, le comte de Tressan présentait à l'Académie des Sciences la « moulure en cire » de la personne, en grandeur naturelle, de Bébé, le célèbre nain du roi Stanislas 2, Quatre ans plus; tard, la même Académie recevait la visite d'un! souverain étranger.
Quand, en 1768, le jeune roi de Danemark arrivî en France, on l'accabla, selon l'usage, de fêtes, de' bals et de spectacles. Mais, au milieu de ces travestissements de commande, il n'eut garde d'oublier les savants français, qui n'avaient pas été| mis sur le programme. Le monarque voulut avoipJ à dîner les philosophes en'renom et se rendit successivement aux séances des trois Académies.
A l'Académie des sciences, d'Alenibért, prévenu] de sa visite, lut un discours intitulé r « Le plm