Archives de l'École de Pharmacie, reg. 21, p
de la rue Saint-Paul. Il eut plusieurs enfants, dont Marie-Catherine, notre héroïne, qui s'adonna avec succès à la fabrication des pièces artificielles d'anatomie ^
Cette « demoiselle » avait de bonne heure manifesté une inclination marquée pour l'anatomie et la chirurgie-. Elle avait longtemps assisté à des cours de dissection, avant de s'essayer à composer les pièces artificielles qui serviront plus tard à seSfdémonstrations.
A entendre Mme de Genlis^ qui, pour compléter son instruction, avait suivi les cours d'anatomie élastique professés par Mlle Biberon, celleci, aurait eu, la première, l'idée de faire, avec de la cire et des chiffons, des sujets entiers ce qu'elle exécutait, assure le mémorialiste en jupons, à la perfection. Elle modelait ses imita- , tions sur les cadavres mômes, qu'elle conservait dans un cabinet vitré, situé au milieu de son jardin, et qu'elle appelait son « boudoir ».
Ces pièces artificielles représentaient si bien les organes, qu'on avait peine à les distinguer des viscères naturels. « Il n'y manque que la puanteur », s'était galamment écrié le chevalier
1. Journal de médecine de Paris, 28 juillet 1901 (article du docteur DORVEAUX).
2. Cf. la Corresp. lill. de'GiîiMM, t. III, 19; et t. VII, 454.