FIG. 39. — LA SCARIFICATION DU MEMBRE INFÉRIEUR
(D'après une estampe ancienne*)
Taadis que le chirurgien s'élevait dans la hiérarchie de l'art de guérir, un arrêt du Parlement avait assimilé, en 1669, les chirurgiens aux médecins, pour Tadmission aux fonctions municipales.
Le barbier joignit à son titre de barbier celui de perruquier-baigneur-étuviste : à lui seul était réservé le privilège de confectionner et vendre toute espèce d'ouvrages en cheveux, des poudres, des opiats, des savonnettes, des parfums, des pâtes et des essences (1), de nettoyer les dents; et, ajoute une ordonnance municipale de l'époque (2), de faire tout ce qui concernait l'ornement, la propreté, la netteté et la santé du corps humain.
Jadis le barbier exerçait son ministère aux étuves : il ventousait, scarifiait, saignait au besoin.
C'était, à vrai dire, le maître ou le valet des étuves qui faisait l'office de barbier; c'est lui qui scarifiait la peau avec sa lancette (fîg. 39), ou y appliquait des ventouses, pour en tirer le sang « qui est entre chair et cuir ».
(1) <• Quelques femmes subtiles préféraient à l'eau les moyens secs (poudres, pâtes, raclures d'épiderme), ce qui permet encore de dire qu'elles ne se lavaient pas les mains. » Les Femmes de la Renaissance, p. 349.
(2) Archives municipales de Dijon; statuts des barbiers-perruquiers-étuvistes (J. Garnfer, op. cil.)
Ence temps on se rend aux étuves, non pas tant pour entretenir la propreté corporelle, que pour se débarrasser de légers malaises : maux de dents, maux d'yeux, etc.
Le baigneur, avant de se confier au scarificateur, va quitter ses habits dans la garde-robe, prend un caleçon, met un bonnet sur la tête et vient s'asseoir sur un banc de bois (1), le dos tourné à l'opérateur.
Parfois, l'enfant prend son bain dans un cuveau, tandis que ses parents se font ventouser (fig. ZiO).
Un médecin alsacien note encore cette habitude au commencement du dix-huitième siècle. Dans les Badsiuben, « où régnait, dit-il, une chaleur excessive », on versait sur les pieds du patient une grande quantité d'eau chaude, puis on appliquait sur la peau un certain nombre de petites ventouses de cuivre, qu'on scarifiait « par les moucheteures d'une flamme (2) ».
Les barbiers-étuvistes faisaient montre- d'une dexté-
(1) En 1527, le « damoiseau » Jean de Matzenheim, de Strasbourg, louait son étuve pour six ans, au baigneur Nicolas, de Laufenbourg, à charge par lui d'établir de ses propres deniers, deux bancs à ventouser et un troisième à l'usage des clients affectés de maladies contagieuses. La mort du propriétaire (survenue en 1530) dut rompre le bail, car, deux ans après, en 1532, un titre relatif à l'immeuble le désigne déjà comme ancienne étuve [olim œstuarium.) Cf. Strasbourg historique et pittoresque (1894), par de Seyboth.
(2) La Vie à Strasbourg au commencement du dix-septième siècle, par Ch. Nerlinger, 1899.
LA VIE AUX BAIiNS
rité remarquable dans l'application des ventouses. « Ceux qui servent dans ces lieux, écrit Dionis (1), sont tellement habitués à mettre des cornets, qu'ils le
FiG. 40. — l'application des ventouses aux étuves. (D'après une gravure de Jost Ammam).
font avec une promptitude surprenante. Ils font les mouchetures avec une flammette qu'ils tiennent d'une main, et des chiquenaudes qu'ils donnent dessus de
(1) Dionis, Cours d'opérations de chirurgie, cité par Le Ma- GUET, le Monde médical parisien sous le grand Roi\ Paris, 1899, p. 268.
l'autre main ; ils donnent telles figures qu'ils veulent à ces mouchetures arrangées à côté l'une de l'autre : les unes représentent un lac d'amour, d'autres, un cœur et d'autres, les chiffres de leurs maîtresses, selon la volonté de celui qui les fait faire. »
Généralement, on appliquait au moins dixventouses en une séance : quatre sur le dos, deux sur les reins, deux au-dessus des coudes, deux sur les cuisses audessus des genoux. Quelques-uns s'en faisaient placer « sur la veine du fessier, pour: péter plus clair (sic) »...
L'application des ventouses était assez douloureuse; on avait observé^ de bonne heure, que les ladres, en raison de l'anesthésie de leur tégument cutané, les supportaient mieux que les autres.
L'opération coûtait deux sols, qu'on donnait au maître d'étuves, plus deuxliards pour le gardien des vêtements, qui vous tendait le linge à essuyer les pieds, et vous séchait la tête, « en la frottant d'un frottoir blanc, arrosé d'eau d'anis ».
On ne devait pas oublier de « promettre et donner le vin » aux valets : c'était le pourboire de l'époque.
Les pauvres diables qui n'avaient pas de quoi payer le ventouseur, ou la pierre ponce pour frotter la peau, devaient subir le garçon de bain, qui les grattait « avec ses ongles, longues et tranchantes, bordées de veloux noir et pleines de la villainie de quelque rogneux ou demi-ladre ».
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FIG. 41. — LA VENTDUSEUSE.
D'après Cornelis DiiSART [1693].
Ceux qui avaient la bourse mieux garnie se faisaient enlever les poils malencontreux à l'aide des dépilatoires ; ils avaient à leur service un « valet de chambre» dressé à cet effet (1).
Diverses formules de pâtes dépilatoires étaient en usage. La plus estimée se composait de trois quarts d'amandes amères, d'un quart de pignons, d'une demi-livre de miel de Narbonne et de huit jaunes d'œufs frais et durcis. Le mélange, pilé, broyé et brassé, formait une pâte douce, onctueuse et se conservant bien. La pâte, étendue d'eau, était répandue sur toutes les parties du corps, qu'on nettoyait ensuite avec du savon de Naples, battu dans Teau et réduit en grosse mousse.
Ces frictions et immersions terminées, on mettait les sandales, pour se rendre à la baignoire et prendre le bain. A la sortie du bain, on reprenait ses sandales, on rentrait dans l'étuve, où l'on vous essuyait avec des linges chauds, et où l'on vous arrosait d'eau de sen-
(1) L'auteur des Lolx ds la Galanterie (1694), ce que nous appellerions aujourd'hui le manuel du parfait bon ton, conseille d'avoir « un valet de chambre instruit à ce métier » ; ou encore, « un barbier qui n ait autre fonction et non pas de ceux qui pensent (sic) les playes et les ulcères, et qui sentent toujours le puz ou l'onguent. Outre l'incommodité que vous en recevez, il y a danger mesme que, venant de penser quelque mauvais mal, ils ne vous le communiquent ; tellement que vous ne les appellerez que quand vous serez malades et en ce qui est de vous accommoder le poil, vous aurez recours à leurs compétiteurs qui sont barbiers barbans, quelques défenses et arrêts qu'il y ait eu au contraire... »
teur. Le baigneur se mettait ensuite dans un lit bassiné avec soin (1).
Dnns son Livre Commode des adresses (2), qui est comme le Bottin de l'époque, le sieur de Blégny nous fait connaître « les barbiers-baigneurs qui tiennent des bains, des étuves et des dépilatoires pour la propreté du corps humain ».
Vous importe-t-il de savoir leurs noms? Ce sont MM. du Pont et Mercier, rue de Richelieu; .lordanis, rue d'Orléans; du Bois, rue Saint-André; de la Cour, rue des Marmouzets, etc.
Quant aux dames, elles sont « baignées chez M. du Bois par Mlle son épouse : » ne pas oublier que, dans les métiers et la bourgeoisie, les femmes mariées ne se faisaient appeler que mademoiselle.
A Paris comme en province, des étuves de l'ancien usage, à la fin du dix-septième siècle, existaient encore, notamment rue de Marivaux et rue du Cimetière-Saint-Nicolas-des-Champs, où les gens de médiocre condition allaient chercher quelques secours pour les rhumatismes. « Ces douleurs, celles de la sciatique, celles qui sont causées par le mercure qui
(1; Mémoires de la Société des Sciences el Belles-Lellres d'Orléans, 1852.
(2) Krlition Fournicr, t. I, p. 182 et siiiv.
a été donné en panacée, en sublimez et en précipitez, celles de la goutte des pieds et des mains, les paralisies universelles et particulières,les tumeurs froides et beaucoup d'autres maladies sont infailliblement guéries par l'usage des baignoires et étuves vaporeuses de nouvelle invention, qui se tiennent au jardin médicinal de Pincourt, entre la Porte Saint-Louis et la Porte Saint-Antoine. »
Le médecin-apothicaire qui nous donne ces renseignements n'oublie jamais d'emboucher la trompette de la réclame en faveur de sa maison de santé de Pincourt. A l'entendre, on ne trouve que chez lui la baignoire idéale, « une sorte de machine en laquelle on est baigné sans être dans Teau^ et en laquelle on sue aussi abondamment que Ton veut, sans être à sec, ce qui ? fait que son usage ne cause ni la constipation du ventre et la faiblesse de poitrine comme les bains ordinaires; ni les évanouissements, la chaleur intérieure et la difficulté de respirer, qui sont les suites ordinaires des étuves échauffées par le feu de bois ou d'esprit de vin ».
On va chercher parfois bien loin ce qui est à sa portée. Qui se rend aux stations thermales trouverait, à Paris même, un établissement alliant l'utile au confortable : à la maison de Pincourt, les malades sont « couchés sur un lit suspendu, où ils reçoivent une vapeur nouvelle, anodine et fortifiante, d'un effet
infiniment plus prompt et plus assuré que la boue de Barbotan et que les bains de Bourbon et de Barèges, pendant qu'ils ont la tête hors la machine, commodément placée sur un oreiller, et qu'ils respirent un air rafraîchissant, parlent, chantent et boivent à leur gré ».
Et qu'on n'oppose pas le prix : il est à la portée des bourses les plus modestes. Il n'en coûte qu'un écu neuf, toute dépense comprise : logement, nourriture, service, feu, lumière, drogues, etc.; mais ceux à qui elles conviennent soir et matin payent un écu et demi.
Le malin bonimenteur a tout prévu : « Pour les personnes délicates, la chaleur de ces étuves peut 4tre donnée à tel degré que l'on veut, en sorte qu'on ne lui donne quelquefois que la force des fomentations. Comme le médecin peut régler le choix des herbes dont on fait les décoctions vaporeuses, selon la juste indication de chaque maladie, il peut, en les composant diversement, produire autant de différents effets qu'il y a de distinctions à faire dans les maladies qui viennent d'être déduites et dans les tempéraments des personnes qui en sont atteintes ; outre qu'en plusieurs occasions, il donne certains véhicules intérieurs, qui ont les plus justes propriétés, dans les cas même les plus extraordinaires.
« Au surplus, qui voudra sçavoir la disposition, les agréments et les commodités du Jardin médicinal.
aura recours à Tarticle... » Ce qui peut se traduire, en fin d'analyse, par : « Prenez mon ours ! »
Ce que Blégny ne dit pas, mais que nous savons d'autre part, c'est que les perruquiers-baigneurs-étuvistes, sous prétexte de barbe à faire, de bain de vapeur à administrer ou de coup de lancette à donner, ménageaient, dans leur établissement, des rendezvous galants à ceux ou celles qui sollicitaient, moyennant finances, ce genre d'hospitalité passagère.
Les baigneurs non seulement tenaient des bains, mais des chambres garnies, ce qui les astreignait aux mêmes déclarations que les patrons d'auberges (1).
Aller coucher chez le baigneur (cette expression reparaît sans cesse dans les Historiettes de Tallemant et chez d'autres écrivains de son temps), équi-
(1) Cf. Correspondance adminhlralive de Louia XIV, par DeppiNG, t. II, p. 737. Par un arrêté qui se trouve également reproduit dans la Correspondance administrative, on avait fait défense à tout religieux de loger à Tauberge ; en vertu d'une autre ordonnance, les gens qui, sous le nom de « baigneurs »>, tenaient maison meublée ou plutôt hôtel garni, étaient obligés, comme le dernier des aubergistes de grande route, d'avoir registre ouvert de toutes les personnes logées chez eux. C'est qu'on savait tous les scandales qui trouvaient asile dans leurs chambres, tous les amours clandestins dont ils étaient les entremetteurs et les receleurs. On n'alla point pourtant jusqu'à leur défendre de loger de femmes, comme cela s'était fait en Sicile, où, par une mesure de prudence incroyable et qui prouve combien on redoutait en pareil cas les déguisements, il fut enjoint aux aubergistes de ne recevoir que des gens portant delà barbe. Ce singulier édit est rappelé dans le "Journal de Verdun », du mois de février 1705, p. 117 (F. Michel, Hist. des Hôtelleries, t. II, p. 387.)
valait à passer la nuit dans un mauvais lieu : les plus grands seigneurs y venaient conspirer (1), ou faire la débauche, comme on disait alors.
La maison était pourvue d'un grand nombre de domestiques, soumis, réservés, discrets et adroits.
On s'y enfermait la veille d'un départ ou le jour d'un retour, afin de se préparer aux fatigues que l'on allait éprouver, ou pour se remettre de celles qu'on avait essuyées.
Voulait-on disparaître un instant du monde, fuir les importuns et les ennuyeux, échapper à l'œil curieux de ses gens, on allait chez le baigneur. On s'y trouvait chez soi. On était servi, choyé ; on s'y procurait toutes les jouissances qui caractérisent le luxe et la dépravation d'une grande ville. Le maître de l'établissement et tous ceux qui étaient sous ses ordres devinaient à vos gestes, à vos regards, si vous vouliez garder l'incognito ; et tous ceux qui vous servaient et dont vous étiez le mieux connu, paraissaient ignorer jusqu'à votre nom.
C'est dans une de ces maisons de baigneur que logeait le duc de Gramont, quand il joua au duc de Brissac, amoureux comme lui de la belle Marion de Lorme, un joli tour de sa façon (2) : il fit monter la
(1) En 1649, le prince de Condé, au dire de Mme de Motteville, y mena souper un jour toute une troupe de Frondeurs, ennemis déclarés du ministre. Les « étuves » étaient donc, à l'occasion, des foyers de conspiration.
f2)Z,a Place Royale^par L. Lambeau; Paris, Daragon, 1906, p. 818.
garde à son rival devant la maison même de la courtisane, lui donnant à tenir son cheval en laisse, tandis qu'il se livrait, dans l'appartement au-dessus, à d'amoureuses prouesses (1).
Le plus fameux de ces gîtes d'amour était tenu par un certain Prudliomme; il était situé rue d'Orléans, au Marais.
Prudliomme avait été promu baigneur en 16Zi3. Un acte du 19 septembre le désigne ainsi, avec son adresse : « M. Prudliomme, maître des étuves et faiseur de poil (barbier) rue Neuve-Montmartre. » C'est chez Prudhomme que Bussy allait parfois passer la nuit, et sa vertueuse cousine ne s'en montrait pas trop étonnée. « Comme je ne suis pas une femme de cérémonies, lui écrivait-elle, je suis trop raisonnable pour trouver étrange que, la veille d'un départ, on couche chez le baigneur. Je suis d'une grande commodité pour la liberté publique et pourvu que les bains ne soient pas chez moi, je suis. contente : mon zèle ne me porte pas à trouver mauvais qu'il y en ait
(1) Dans un roman de Paul de Kock,bien oublié aujourd'hui, les Etuuistes de Paris dans ce temps-là, l'auteur décrit — le titre l'indique — les maisons de Baigneurs-Etuvistes, qui servaient alors de rendez-vous galants, comme certains rez-de-chaussée du Paris actuel. (Cf. Inlerniédiaire des Chercheurs, 10 septembre 1889, col. 543.)
dans la ville (1). » On ne saurait être plus tolérante sur le chapitre des mœurs.
A Prudhomme succéda La Vienne, chez qui Louis XIV, au temps de ses juvéniles amours, allait se baigner et se parfumer et dont, par la suite, il fît son premier valet de chambre (2).
La Vienne (3) fournissait aux débauchés du grand monde des secrets de sa composition, pour rendre aux organes épuisés une puissance passagère. Il faut croire que le roi fut content de ses services, puisqu'il Ten récompensa.. . royalement.
On ne peut se défendre, à ce propos, d'une réflexion qui est déjà venue à l'esprit d'un historien du grand siècle.
De nos jours, le choix d'un personnage aussi infâme que La Vienne serait un scandale, dont le prince le moins délicat ne concevrait pas Tidée. Cependant, puisq.^e Louis XIV le fit et y persista, il faut en conclure qu'il y avait alors dans les mœurs générales une grossièreté que nous en avons bannie, ou dans
(1) Lettres de Mme de Séuigné, éd. Hachette, t. I, p. 392.
(2) Paris démoli, par Ed. Fournier, édit. de 1883; et Histoire amoureuse des Gaules, édit. elzévirienne, t. III, p. 235.
(3) Ce La Vienne, ou Quentin de la Vienne, devint propriétaire de la Folie-Rambouillet, dont il est question dans les Petites Maisons galantes de Paris au dix-fiuitième siècle, par G. Capon. (Voir, sur ce personnage, les ^^mo/res de Saint-Simon, édition de Boislisle, 1884, t. IV, pp. 353 et 375 et le Bulletin de la Société du faubourg Saint-Antoine, t. I, article sur /a Folie-Rambouillet.)
les classes élevées un dédain de l'opinion publique bien caractérisé (1).
Louis XÏV pouvait, après tout, s'autoriser de l'exemple du Vert-Galant, qui fréquentait assidûment l'hôtel de Zamet (plus tard l'hôtel de Lesdiguières ou des Menus-Plaisirs du Roi), connu pour être une maison si hospitalière, qu'on ne l'appelait plus que son « palais d'amour (2). »
Henri IV avait fait, en outre, installer un appartement de bain, qui était plutôt un lieu de rendez-vous, dans la maison qu'il s'était fait bâtir rue Git-le-Cœur et qui communiquait avec l'hôtel de la duchesse d'Étampes, laquelle habitait rue de l'Hirondelle (3).
(1) Lemontey, Essai sur V Élablissemenl monarchique de Louis XIV.
(2) Antiquités de Paris, de Sauval, t. IL
(3) Les maisons de baigneurs existaient encore au dix-huit^lème siècle : parlant de l'empereur Joseph II, qui voulait séjourner à Paris incognito , Mme du Deffand écrit (lettre CCCXXIII) : « Son intention étoit de loger chez le baigneur; on l'a fait consentir de coucher au chasteau. » Dicî. de Hauard, t. IV, col. 847.