FIG. 12. — UN BAIN PUBLIC DE FEMMES, EN GRÈCE
Cette peinture représente un établissement de bains de femmes, tel qu'il devait s'en trouver dans la plupart des villes de la Grèce.
(1) Comment les anciens en sont-ils arrivés à pratiquer la douche? Voici l'hypothèse, assez ingénieuse, que nous suggère M. J. Roulez {Choix de vases peints du Musée d'antiquités de Leyde-, Gand, 1854) : « 11 était d'usage que les gens de service de l'établissement des bains jetassent de l'eau, avec un vase de forme spéciale, sur la tête et les épaules des baigneurs.; or, se placer sous le jet d'une fontaine, c'était se soumettre à la même opération sans l'aide de personne. »
A une période plus avancée, les bains devinrent une dépendance des gymnases.
Au début, des aires à ciel ouvert, situées au bord d'un ruisseau et entourées de bouquets d'arbres, suffisaient pour ces exercices ; plus tard, furent construits des édifices spéciaux, les gymnases, dont la forme la plus simple consistait en une cour, environnée de portiques à colonnes et flanquée de compartiments couverts.
On s'exerçait à la lutte et au saut dans la cour ; on luttait dans des enceintes fermées.
Les gymnases devinrent de bonne heure une nécessité de la vie grecque, au point qu'il n'y eut guère de villes qui n'en fussent pourvues ; les grandes cités en comptèrent plusieurs.
Dans sa disposition primitive, le gymnase comprenait : une salle réservée aux exercices des jeunes gens (scpiq^etov) ; des bains (paXveTov), auxquels était annexée une étuve (TruptaxT^piov) .
Venait ensuite la garde-robe (àTroBuxviptov), endroit où l'on quittait ses vêtements ; enfin, la pièce où se conservait l'huile, pour frotter le corps des lutteurs, et où se faisait l'opération même du frottement (sXatoÔéffiov), tandis que, dans le yovtaTep'.ov, on saupoudrait les lutteurs de sable ou de poussière.
Les joueurs de paume avaient à leur disposition un espace qui leur était réservé ; les coureurs ou les simples promeneurs pouvaient déambuler dans de