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CHAPITRE III

Les bains ont tenu dans la vie des Romains une si large place, qu'il convient d'en parler avec quelques détails.

C'est dans la pratique du bain que les Romains ont acquis cette endurance à la fatigue, cette vigueur physique, qui en ont fait les maîtres du monde. Montesquieu en a fait la remarque, si les soldats romains qui faisaient la guerre sous tant de climats variés, ne succombèrent qu'en nombre relativement restreint aux maladies qui décimaient les troupes ennemies, c'est que les habitudes d'hygiène qu'ils avaient de bonne heure contractées, l'usage fréquent du bain froid notamment, fortifiaient leur corps et leur permirent d'accomplir ces chevauchées, de franchir ces longues étapes dont le récit nous frappe d'admiration.

Toute médaille a son revers : avec l'empire du monde, Rome rapporta les vices et les habitudes de plaisir, empruntés aux peuples qu'elle avait

subjugués. Aux mœurs sévères de la République succéda Porgie impériale.

Sous la République, -les thermes n'existaient pas encore. « Au dire de ceux qui ont décrit les coutumes delà vieille Rome, conte Sénèque, — dans une lettre datée de la villa de Scipion l'Africain, où il était allé faire une retraite, — on se lavait chaque jour les bras et les jambes, pour enlever les souillures contractées par le travail ; mais l'ablution du corps entier ne se renouvelait qu'une fois la semaine, les jours de marché. »

Scipion, « ce grand capitaine qui fut autrefois la terreur de Garthage », venait se laver au retour de la charrue, car il labourait la terre, comme on le faisait en ce temps-là. Il habitait une modeste maison, « bâtie de pierres de taille, flanquée de deux tours, et accompagnée d'un bois fermé de murs ». Une citerne fournissait l'eau nécessaire pour la boisson et pour le bain, que le grand homme prenait dans une étuve « fort étroite et mal éclairée», les Romains de Tépoque étant persuadés que Teau ne pouvait rester chaude dans l'obscurité.

Sénèque, comparant les mœurs anciennes à celles de son temps, nous livre ces réflexions, qui sembleront, dans sa bouche, assez mal placées :

« Qui se contenterait maintenant de telles étuves ? On se croit misérable et mal ajusté si, dans les parois des lieux où Ton se baigne, l'on ne voit éclater des

pièces de marbre d'Alexandrie, marquetées d'une pierre de Numidie et taillées en rond; si Ton ne voit régner à l'entour une ceinture d'autres pierres de diverses couleurs artistement travaillées, qui font une espèce de peinture; si l'on n'est caché sous le verre; si les cuvettes, où Ton entre après avoir bien sué, n'ont le bord de pierre thrasienne que l'on ne voyait autrefois que dans les temples, et si les robinets qui versent l'eau ne sont d'argent »,

Encore les affranchis ne sauraient-ils se contenter de si peu : il leur faut u des statues, des colonnes qui ne portent rien et qui sont posées seulement pour l'ornement et la magnificence...» Us ne veulent plus « marcher que sur des pierres précieuses. »

Dans les bains de Scipion, des fentes taillées dans le mur pour recevoir le jour tenaient lieu de fenêtres ; (( mais, à présent, si les étuves ne sont ouvertes et disposées de manière qu'elles aient le soleil toute la journée, si l'on ne se hâle en se lavant et si de la cuvette on ne voit à découvert la campagne et la mer, l'on dit que ce sont des tanières ou des grottes. »

Autrefois, on ne se souciait guère que l'eau fût claire, puisqu'elle ne servait qu'à « décrasser» ; on la voulait seulement d'une température convenable. Depuis, on l'a exigée de plus en plus chaude, tellement chaude — dit plaisamment Sénèque — que, « pour punir un esclave qui aurait fait une mau-

vaise action, ce serait assez de. le jeter dedans (1) ».

« Depuis que les bains sont si propres, conclut le moraliste, les hommes sont devenus plus sales. »

Pour qui sait que Sénèque (2) vivait dans le luxe

(1) C'est ce que mit en pratique Constantin qui, après avoir ordonné la mort de son fils Crispus, fit périr sa femme, Fausta, dans un bain d'eau bouillante

(2) La tradition veut, s'appuyant sur un passage de Tacite, que Sénèque se soit fait ouvrir les veines dans un bain. Or, toutes les représentations figurées de l'épisode, que nous avons eues sous les yeux, nous montrent le philosophe debout dans un bain de pieds, ayant le médecin à ses côtés, qui vient de lui ouvrir les veines du bras comme pour une saignée. (V. notamment RuBENS, Dandré-Bardon, etc.) Le bain de pieds ne s'expliquerait que si on lui avait ouvert les veines des jambes. C'est bien ce qu'a compris l'auteur de l'article Sénèque, dans la Biographie Michaud :

« Sénèque, écrit-il, dont le corps était exténué par l'âge et par un régime austère, ne perdait son sang qu'avec lenteur, ce qui l'obligea de se faire ouvrir les veines des jambes et des jarrets. Il éprouva des souffrances horribles (?); puis, voyant la mort lente à venir, il pria Statius Annœus, son médecin et ami, de lui administrer de la ciguë, mais en vain. Enfin, il se fit mettre dans un bain chaud. En y entrant, il jeta de l'eau sur ceux de ses esclaves qui étaient le plus près de lui, en disant qu'il offrait ces libations à Jupiter libérateur — puis il se plongea dans Vétuve. » Nous avouons ne plus comprendre; à moins qu'après avoir pris son pédiluve, pour favorise]^ l'écoulement du sang, encore trop lent à son gré, il ne soit entré, ou qu'on ne l'ait transporté dans une étuve sèche, où il serait mort asphyxié par manque d'air ou plutôt de vapeur d'eau Cette conjecture, nous ne sommes pas seul, d'ailleurs, à l'émettre, car nous lisons dans la Biographie Didol : « ...La mort étant lente à venir, il (Sénèque) avala de la ciguë, mais le poison fut sans effet. On le porta dans une étuve, dont la vapeur l'étouffa.» Cette dernière version est celle qui offre, à notre avis, le plus de vraisemblance.

qu'il stigmatisait si fort, la diatribe est réjouissante. Mais nous devons oublier le moraliste', pour ne retenir que le tableau fidèle qu'il nous restitue.

Aux âges primitifs de Rome, la pièce où Ton se baignait était une chambre quelconque {lavatrinà)^ placée dans le voisinage de la cuisine, afin d'avoir à sa portée de l'eau chaude, quand besoin en était. Plus tard seulement, on songea à affecter un local spécial au balneum ; encore ce local était-il, à l'origine, dépourvu de tout luxe, si nous en jugeons par la description que vient de nous faire Sénèque du bain de Scipion.

Dans les habitations de Pompéi, on a retrouvé Tancienne lavatrina, consistant en une pièce unique, analogue à celle dont nous venons de parler.

Chez les personnes plus aisées, le bain avait les mêmes dispositions, mais se composait de trois pièces, dans l'une desquelles on plaçait un fourneau : c'était un premier perfectionnement. Un peu plus tard, nouveau progrès : le bain fut construit au-dessus d'un souterrain rempli d'air chaud.

L'on imagina ensuite des tuyaux courant dans les murs, qui répandaient dans toute la maison une chaleur douce et uniforme.

Mécène fit installer chez lui une piscine chaude, où plusieurs personnes pouvaient se livrer à des ébats natatoires. Cette piscine était revêtue en stuc et pourvue d'un rebord dallé en marbre ; on y descendait par des marches. On en a trouvé une, construite sur ce modèle, dans la magnifique villa Diomède, située en dehors de l'enceinte de Pompéi. L'eau, versée par un masque appliqué au mur, décoré de mosaïques, s'écoulait au dehors par un conduit. La piscine était en plein air, mais au-dessus d'elle, un toit, supporté par des colonnes, servait à abriter le baigneur des rayons du soleil. A l'extrémité de la galerie, était un foyer, où l'on pouvait faire chauffer les aliments ou les boissons que l'on prenait dans le bain. Un local distinct était réservé pour les onctions : Pline le Jeune avait un unciorium de ce genre dans sa villa.

k Pompéi, on a trouvé des baignoires en bronze, assez analogues à celles dont nous nous servons aujourd'hui; les personnages de distinction se servaient plutôt de baignoires de marbre, de porphyre ou de toute autre matière de grand prix. On reléguait les bains dans la partie la plus reculée de la maison.

Dans les maisons de riches particuliers, Pappartement de bains était situé dans la pièce correspondant au gynécée des Grecs. On ne doit pas confondre ces appartements avec l'appartement secret, qu'on a trouvé dans la maisou dite d'Actéon, à Pompéi, et

FIG 15. — PISCIME nOMAl.NE.

(D'après une aquarelle de Hubert Robert^.

qui était destiné, pour emprunter l'expression de Tibulle, aux folâtres jeux de Vénus. Cette pièce retirée portait le nom de venereum ou aphrodision.

Les Romains se seraient gardés de placer les bains au nord, où se trouvait le cellier ; l'exposition des caves du côté du septentrion et du levant équinoxial était choisie de préférence, afin que les rayons du soleil ne pussent, en échauffant le vin, le troubler et l'affaiblir. On évitait également avec soin qu'il y eût, dans le voisinage du cellier, du fumier ou rien qui dégageât de l'odeur. On en éloignait, pour la même raison, les égouts, les citernes, les réservoirs, les fours, et aussi les bains, persuadés que les émanations qui en résultaient pouvaient altérer le goût du vin. Pour ce qui est des bains, l'appréhension était peut-être exagérée.

Fait à noter : les Romains voyaient moins d'inconvénient à faire communiquer leur salle de bains avec la bibliothèque : nous retrouverons, d'ailleurs, celle-ci dans les thermes ou bains publics, dont elle était l'annexe obligée (1).

(1) La gravure que nous reproduisons, p. 71-74, signée Jaspar IsAAC (1608-1642) et intitulée Description des anciens bains romains, peut donner une idée d'un intérieur de Thermes, bien que la fantaisie de l'artiste s'y soit donné libre cours. Mais si c'est une scène inventée, elle l'a été avec les données de la tradition. A remarquer, sous le portique, le barbiionsor, qui fait gravement son office; les deux personnages qui jouent aux dés, tandis que d'autres s'occupent à des jeux plus libertins. Un détail bien pathologique : la femme que l'on va plonger dans

Veuillez, maintenant, nous suivre dans la maison, ou plutôt dans le palais d'un de ces riches patriciens qui ont réuni dans leur intérieur tout le luxe et le confort que permet une grosse fortune, et visitons ensemble la partie de l'édifice réservée aux soins de propreté.

Nous sommes chez Scaurup, un des citoyens les plus somptueusement logés de Rome. Après avoir traversé plusieurs pièces, dont nous vous épargnons la description, nous sommes parvenus à la partie la plus reculée du palais.

Une porte s'ouvre. Nous voici dans une petite cour, entourée d'un portique, aux colonnes octogones.

A une de ses extrémités, un grand bassin attire notre attention : c'est le baptisterium, ce que nous appelons la piscine, où les hôtes du maître de céans prennent le bain froid, en commun. Ce bassin est couvert d'un toit élégant, soutenu par des colonnes. Le sol de la cour est pavé en mosaïque.

De la cour, nous passons à la garde-robe, où le baigneur se déshabille ; des esclaves sont là, prêts

la piscine, et qui est portée à dos d'homme, laisse échapper, involontairement, ses « superfluités » : paralysie, sans doute» du rectum et incontinence consécutive.

à recevoir les vêtements, qu'ils plient soigneusement et serrent dans des cases fermées.

Une salle, plus élevée et plus spacieuse que les précédentes, contient une vaste baignoire, qui permet de prendre le bain à couvert, quand le temps ou la saison empêche de le prendre dans le « baptistère ».

Vient ensuite le frigidarium, disposé de telle façon qu'une partie de la pièce reste libre, tandis que l'autre, où est la baignoire, forme un hémicycle, au centre duquel est la cuve, entourée d'un petit espace, clos par un mur d*appui. L'hémicycle est décoré de pilastres et de niches, comblés par des statues.

Le soubassement est constitué par deux gradins, qui occupent le pourtour de cette partie de la salle : c'est ce qu'on nomme V école, parce que, sur ces degrés, prennent place ceux qui ne se baignent pas et qui viennent s'y asseoir, pour s'entretenir de philosophie, de politique ou des nouvelles du jour.

Dans l'espace libre situé entre l'école et l'enceinte de la cuve, il est loisible de circuler, quand on ne tient pas à rester assis.

Les baigneurs s'asseyaient sur des sièges d'une forme particulière (1). Ils étaient assis quand on

(1) Ménard nous en a donné la figuration. (V. Ménard, Vie privée des anciens, t. IV, fig. 103.)

répandait de Teau chaude sur leur corps, ou qu'on les enveloppait de la couverture, avant de leur faire prendre le bain de vapeur. Ceux qui leur versaient de l'eau sur le corps étaient des esclaves, et, à l'époque de la décadence romaine, des femmes.

Outre les sièges auxquels nous venons de faire allusion, il y avait aussi, dans les établissements, des fauteuils roulants, servant à transporter lès malades et les infirmes.

Mais ne nous attardons pas au frigidarium, et pénétrons dans une pièce où nous grelotterons moins.

Dans le tepidarium règne une atmosphère tempérée : c'est, comme l'indique son nom, la chambre du bain tiède.

Cette salle est une fois plus grande que les autres, à cause du grand concours de baigneurs qui s'y pressent et du long séjour qu'ils aiment y faire.

11 y a, dans cette pièce, deux grandes baignoires, si larges qu'on peut y nager à l'aise (1).

(1) Pline décrit ainsi les bains de sa maison de campagne de Laurentium, située à six lieues de Rome :

« On entre dans la salle des bains, où est un réservoir d'eau froide; l'emplacement est grand et spacieux. Des deux murs opposés sortent en rond deux baignoires, si profondes et si larges que Von pouvait au besoin y nager à son aise. Près de là est un cabinet pour se parfumer (unctorium), une étuve et ensuite le fourneau nécessaire au service du bain. De plain-pied, vous

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La salle, à peu près carrée de forme, est pourvue de gradins à son pourtour, comme la précédente ; mais ceux-ci ne servent pas seulement aux oisifs, les baigneurs eux-mémef§ viennent s'y essuyer ou s'y reposer un instant, en sortant de Tétuve, dont la température ne saurait se supporter sans inconvénient.

Cette étuve {caldarium ou siidalorium) est construite avec beaucoup de soin. Les ouvertures de la voûte qui donnent de la lumière sont closes avec des carreaux de verre ou de talc. 11 n'y peut entrer d'air extérieur que lorsque l'atmosphère devient par trop suffocante : on fait alors descendre, à l'aide d'une chaîne tirée d'en bas, un disque mobile [clypeus) qui, remonté, bouche hermétiquement le plafond à son sommet (v. page 85).

Le caldarium contenait une ou plusieurs cuves de grande capacité, pour phisieurs personnes. Les baignoires à une personne [solium) se retrouvent plutôt dans les chambres de bains privées, bien qu'il y en eût aussi dans les thermes.

Le caldarium était une fois et demie aussi long que large. Sur Tun des petits côtés était la grande cuve ; sur l'autre, en retrait, formant une niche semi-circulaire, était le labrum, sorte de cuvette

trouvez encore deux salles, dont les meubles sont plus élégants que rnagniflques, et, à côté, le bain d'eau chaude, d'où on aperçoit la mer en se baignant. » Pline, Lellres, liv. II, lettre 17.

édifiée sur une base solide et qui devait servir aux ablutions.

Le sudaiorium affecte en général la forme circulaire. Une vapeur étouffante s'élève du réservoir d'eau chaude situé au milieu de la salle, et monte en nuages épais vers la voûte qui, au lieu d'être hémisphérique, a la forme d^un cône allongé ; elle s'y engouffre avec violence et ne peut s'échapper que par une ouverture étroite, ménagée au sommet du cône.

Pour élever la température dans le sudaiorium, on peut activer le feu qui brûle dans le laconicum.

Le laconicum ne fut en usage à Rome que sur la fin de la République. C'était une imitation du TTupaxT^piov des Grecs. Il est presque toujours confondu, par les auteurs, avec le caldarium.

Au pourtour de la pièce que noua venons de décrire, étaient établis trois gradins, aboutissant à des niches circulaires, contenant chacune un fauteuil de marbre. On n'arrivait à ce fauteuil qu'après avoir séjourné successivement sur les gradins, en commençant par le plus bas, pour s'habituer à la température, de plus en plus intense à mesure que l'on s'élevait.

Avant de s'asseoir, en entrant, les uns soulevaient des poids, qu'ils trouvaient sur le parquet, à la partie centrale ; les autres se livraient à quelques exercices de gymnastique, pour provoquer la transpiration.

On pouvait s'asseoir dans le iepidarium : dans les anciens bains publics de Pompéi, on a retrouvé

trois bancs de bronze destinés à cet usage, et aussi un brasero^ l'établissement n'ayant pas d'appareil de chauffage à air chaud (v. p. 95).

Le iepidarium sans chauffage à air chaud se rencontre aussi dans quelques bains privés de Pompéi.

]1 existait des bains, où l'on passait directement du laconiciim ou du caldariiim dans le frigidarium, sans passer par le iepidarium.

A la sortie du bain, le patient se livre aux iractatores (masseurs), aux alipili (épileurs), chargés aussi de couper les ongles, ou aux alipies qui, au moyen des strigiles, grattent la peau dans ses moindres pores, pour en faire sortir la sueur.

Puis vient le tour des esclaves, qui frottent le baigneur d'un Uniment, pour faire disparaître les démangeaisons et les échauboulures.

D'autres l'essuient avec de grands voiles de lin [lintea] ou de coton, le couvrent ensuite soit de la psenula de laine fine, à longs poils, soit de la gausape, écarlate ou bleue. Enfin, des unciores le parfument d'huiles et d'essences, de la tête à la plante des pieds.

Ces huiles étaient enfermées dans Yampulla ou le guitum, vase à col très étroit, tantôt en verre, tantôt en os de rhinocéros ou de buffle. Les parfums les

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plus usités étaient l'huile de roses, de crocus, de fleurs de peuplier; les onguents de myrrhe, de nard, (l'aspic, etc. Les baigneurs employaient encore une poudre sèche et odoriférante appelée diapalma ou diapasma.

Ces opérations terminées, le baigneur n'avait plus qu'à regagner Vapodytère^ pour retrouver ses vêtements, et attendre que se produisît la réaction bienfaisante.

L'endroit qui servait de garde-robe, le vestiaire des thermes, était construit avec beaucoup de magnificence : Vapodyterion des thermes de Dioclétien était un grand salon octogone, dont la voûte était soutenue par plusieurs rangs de colonnes, d'une hauteur considérable.

Dans les maisons bien tenues, il y avait les bains d'été et les bains d'hiver.

Ces derniers étaient divisés, comme les premiers, en bains chauds et en bains tièdes : on ne prenait pas de bains froids à la saison rigoureuse. Comme ceux d'été, les bains d'hiver étaient remarquables par l'élégance de leur décoration.

Qui a visité les ruines de Pompéi a pu se faire une idée, si imparfaite soit-elle, de la manière dont

les Romains comprenaient la décoration murale de leurs habitations.

Dans les intérieurs riches, on déployait une véritable magnificence : des peintures représentaient tantôt des divinités, tantôt des animaux marins ; d'autres reproduisaient des jeux de théâtre ou des scènes de la vie publique.

Les mosaïques se prêtaient aux combinaisons les plus variées : un certain Zénodore était arrivé à un tel degré de perfection dans la confection des mosaïques, qu'à Pergame, dans la maison dite mal balayée, il était parvenu, avec des tessons de bouteilles de différentes couleurs, à représenter des débris de mets, des fruits, des reliefs de festin, avec une vérité surprenante.

Le luxe éclatait partout, sur les toits, sur les murailles, sur les pavés. L'or, l'argent brillaient de toutes parts. Les ciselures, les incrustations d'écaillé sur le marbre, les pierres précieuses éblouissaient les yeux. L'eau était versée dans des cuves d'argent par des robinets de même métal et On y mêlait les parfums les plus recherchés.

Chez soi, on pouvait se baigner à toute heure; il n'y avait pas de règle fixe à cet égard.

Les uns se mettaient dans l'eau avant de manger ;

j *I/ouy le tahuau uerttahu \ ^ti sottises du ,^enre htunain / I ^Dont le htfft If plus delrrUplr 1, ^fiiafse iu sotr au lendematn .

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i^iCits lexcez ie ces exercices '■Pour obéir a'.U Wature, leur est point Aijuar.tiicruyz

FIG. 17. — INTÉRIEUl

(D'après une gravi

cherchent a se distraire, Ç)es {oinc\s, donl thjoni aeiter , S^A ies autres n'atment a' plâtre Qu'a lohict de lews unlupter

ÇJmoitr enirettetû la ^tmessê, ^Dont Urumettr, n'a rien àe conjtmt.

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