MARCHANDE I)K POISSON, DANS SON TONNKAU
(D'après une estampe de la Bibliothèque Nationale.)
banc et une chaufl'erette et d'attendre la clientèle ainsi campées (4). Saint-Simon, avec le sens aigu de Tobservation qui le caractérise, y fait malignement allusion, dans son portrait de Mme de Luxembourg : elle ressemblait, dit-il, à « ces grosses vilaines harengères, qui sont dans un tonneau, avec leur chaufferette sous elles ».
Du ruisseau, le tonneau devait rouler jusqu'à Tappartement. Les écrivains publics l'avaient adopté, pourquoi une femme de plume, une de nos plus spirituelles épistolières, ne s'en serait-elle pas accommodée ? La noble dame, bravant le ridicule, s'y installa ; depuis Diogène, ce logis incommode avait été quelque peu négligé. Ce meuble d'un nouveau genre était devenu si indispensable à sa propriétaire, qu'on dut lui en réserver un dans toutes les maisons où elle se rendait en visite. Mme de Maintenon avait eu sa « niche » (2) , Mme du Deffand voulut avoir son tonneau : ce fut son bureau d'esprit.
Chacun n'a-t-il pas de douces manies, et ne peuton pardonner à l'illustre amie des Choiseul et de
(1) Les devantures vitrées des magasins datent de la fin du dix-septième siècle. Jusque-là, le marchand, exposé à toutes les intempéries des saisons, n'avait, pour se garantir du froid, qu'un réchaud de braise (Franklin, Dict. cit., col. 106).
(2) Durant sa dernière maladie, Mme de Maintenon se plaignit, à maintes reprises, du froid qu'il faisait dans son appartement, et l'on dut y faire des modifications d'urgence pour y parer. Pensant aux demoiselles de la classe rouge de i5aint-Cyr (des enfants de 7 à 11 ans), elle dit, un jour, à la supé-
Walpole son tonneau, comme à Mme de Rambouillet son sac en peau d'ours, dans lequel elle tenait constamment ses jambes enfermées ? Le froid était le seul coupable, et pour s'en garder, Mme de Rambouillet, outre les pieds, se couvrait la tête d'un nombre incalculable de coiffes, ce qui lui faisait dire plaisamment qu'elle devenait sourde à la Saint-Martin, pour ne recouvrer l'ouïe qu'à Pâques.
Non moins original était le personnage que nous [ne pouvions manquer de silhouetter, bien que l'autres* aient cédé, avant nous, à la même tenta- Lion.
Ce bizarre confrère, car il s'intitulait « premier lédecin et ordinaire de trois de nos rois », fut sur- Itout célèbre dans son temps par ses singularités. [Entre autres lubies, il avait une appréhension du froid qui allait jusqu'à la phobie. La tête couverte [d'une « crapaudaille », il ne sortait presque jamais le son appartement, « ni au grand soleil non plus [u'au serein ».
Il restait toute la journée devant son feu dans une
leure : « Les pauvres enfants souffrent bien du froid ; je voudrais en prendre trois ou quatre dans ma niche. » Souvenirs le 3/n. (ïAumale, publiés par le comte d'HAUSSONviLLE {Le Mrnel, avril 1902).
72 MOEURS INTIMES DU l'ASSÉ
chaise à porteurs (1), fourrée de peau de lièvres, de crainte des courants d'air, et ne songeait plus qu'à implorer saint Laurent « de lui obtenir autant de chaleur naturelle qu'il en avait besoin pour vivr,- ».
Pour conserver cette « chaleur naturelle », il avait recours aux moyens les plus invraisemblables. Sou lit était hermétiquement calfeutré et reposait sur un four de briques. Sous la perruque, sa tête était sans cesse couverte de huit calottes d'estame (étamine). Immédiatement sous la chemise, il portait une sorte de pantalon, s'étendant « depuis le haut des épaules jusqu'à la plante des pieds. ». Tous ses vêtements étaient ouatés. Il garnissait ses jambes de huit paires de bas d'estame, recouverts de bas de serge' fourrés, quand la température était trop rigoureuse, mais que, par les grandes chaleurs, il ne quittait jamais. Pendant la nuit, même, il gardait son pantalon et six paires de bas, auxquels il adjoignait parfois des bottes de maroquin fourrées (2). Il était persuadé que, grâce à ces précautions, il deviendrait centenaire ; il ne se trompa dans son calcul que de six années.
Delorme eut un disciple, mais un disciple qui
(1) Longtemps après le médecin Charles de Lorme, la mare chale de Luxembourg suivit son exemple. Un jour qu'elle avait une fluxion, elle fit monter sa chaise à porteurs dans son salon et s'y trouva si bien qu'elle y resta tout l'hiver {Mémoires du duc de Lévis, p, 283, cités par Havard, Dicl. cit., t. II, p. 656).
(2) Un médecin d'autrefois : Ch. Delorme (1584-1678), par le doclcnr Euaène Bf.luze (1901). Paris, 1, place des Vosges.
l'abbé SAINT-MARTIN. MARQUIS I>E MISKOU; MANDARIN l>r ROYAUME DE SIAM.
(Musée de Bayeux),
surenchérit sur le maître, en la personne de Tabbé de Saint-Martin, « marquis de Miskou, mandarin du royaume de Siam », qu'on n'appelait à Gaen, où il habitait, que « Saint-Martin de la Calotte », en raison de la coiffure plus que grotesque qui ornait son chef : outre neuf calottes en hiver et six en été, il avait par-dessus un capuchon doublé de peaux en hiver, et de futaine en été ; le tout couronné d'un bonnet à la polqnaise, qu'il ne quittait que quand il allait en visite. Ce bonnet fit place ensuite à un extravagant bonnet de mandarin.
Il n'usait pas de moindres précautions pour ses jambes que pour sa tête : il portait neuf paires de bas et des bottines de maroquin par dessus, doublées de peau d'agneau. En été, il se contentait de six paires de bas et quittait ses bottines, qu*il remplaçait par des chausses de drap doublées de peau. Enfin, outre un petit pantalon plus léger que celui de la nuit, il portait un justaucorps de drap noir, doublé en tout temps de peaux de lièvres.
Michel de Saint-Martin avait beaucoup voyagé, durant sa jeunesse, en Italie et en Flandre. A son retour, ayant été recteur de l'Université de Gaen, il se mit en tête de faire porter des robes grises et des toques à tous les étudiants, à la manière des collèges de Rome. Les juges de Gaen ne lui ayant pas donné raison, il en appela au Parlement de Rouen, devant lequel il plaida lui-même sa cause en habit de rec-
teur. Messieurs du Parlement, pour ne point abattre trop cruellement sa vanité, lui accordèrent deux articles sur soixante, dont se composait sa longue requête.
Il avait aussi entrepris de réformer la cave des Cordeliers de Gaen ; mais ceux-ci, comme le logement qu'il occupait dépendait de leur couvent, le firent sommer par huissier de déménager dans trois mois et un jour, suivant la coutume de Normandie. Le principal moyen de défense qu'employa contre eux Tabbé de Saint-Martin fut Tinconvénient de démolir et de rebâtir son lit de briques en si peu de temps : raison péremptoire et sans réplique, dans un temps d'hiver où la maçonnerie ne sèche qu'à force de feu et où le mortier, par sa transpiration, peut causer des maladies et môme la mort.
Le marquis de Goigny, gouverneur et bailli de Gaen, voulut juger lui-même cette alfaire, et, après avoir ouï les plaidoyers et conclusions des avocats, il prononça que le sieur de Saint-Martin aurait six mois pour démolir et rebâtir son lit, aux termes des ordonnances qui accordent ce temps aux boulangers et pâtissiers, à cause de leurs fours.
Ce lit merveilleux, dont il a été tant parlé, méritait bien, en effet, le nom de four. « Représentez-vous, dit un auteur contemporain, un de ces vieux carrosses ou coches du temps passé, qui n'avaient qu'une portière. Les côtés étaient des murailles de briques assez
épaisses, bien cimentées. L'impériale était une voûte aussi de briques liées avec de bon ciment. Le tout était natté en dedans et en dehors ; la natte qui était au dedans était couverte de peaux de lièvres. A l'un des côtés était l'ouverture par où l'on était introduit dans ce lit singulier. Au-devant de cette portière était un double rideau, dont l'un était de peaux. Sous le lit était pratiqué un fourneau, où l'on mettait de la braise pour y entretenir une douce chaleur. Là, l'excentrique abbé, couvert d'un pantalon doublé de peaux de lièvres, reposait entre deux couvertures de la même étoile. C'est ainsi qu'il faisait la nique, disait-il, au plus grand froid et aux vents coulis, ses ennemis irréconciliables (1). »
Dans le fort de l'été, notre doux toqué avait un lit ordinaire et se servait de draps ; mais dans les plus grandes chaleurs, il quittait raremeiit son pantalon, ayant coutume de dire qu'il valait mieux suer que trembler, et que la chaleur seule entretenait la vie (2) .
Malherbe, le sévère législateur du Parnasse, avait recours, pour se préserver du froid aux pieds, à d'autres procédés que son compatriote Saint-Martin,
(') Un autre excentrique, un Anglais celui-là, resta au lit pendant vingt huit ans, « pour se tenir chaudement». Il était aussi sirigulièrement accoutré que le sieur de Saint-Martin et des deux, nous serions embarrassé à qui donner la palme (V, dans la Mosaïque, 1873, p. 51, l'histoire de ce bizarre personnage, d'après le t. Il des Slm/ularilés anglaises; Paris, 181i).
(2) Magasin pittoresque, 1849.
mais qui n'en étaient pas moins ingénieux : chacune de ses paires de bas était marquée d'une lettre de l'alphabet ; selon la température, il en superposait plus ou moins. Il en avait jusqu'à l'L, le jour où Racan alla lui rendre visite — et c'est par celui-ci que le stratagème fut découvert (1).
Ce moyen était, après tout, moins primitif que celui dont faisait usage le bon roi Henri : en guerre par les nuits froides, le Vert-galant couchait sur trois laquais étendus par terre. Gelait-il à pierre fendre, il en faisait coucher sur lui un quatrième (2). Dans la journée, il avait la ressource de se faire transporter dans une litière, traînée par des mulets et qu'on chauffait au moyen de 'boules combustibles (3). Les litières pas-
(1) Les bas, comme habillement des Jambes, n'élaienl pas chauds l'hiver. On était obligé d'en mettre plusieurs paires l'une sur l'autre. La rigueur du froid, en 1729, donna l'idée de recourir aux grandes guêtres comme en portaient les dragons; mais cette mode ne dura pas plus longtemps que la nécessité qui l'avait produite (Quicherat, Hist. du costume en France).
{2} Aventures d'un seigneur italien à travers V Europe, au seizième siècle, pav E. RoDOCANACiii.Cela rappelle l'histoire d'unedes épouses de Henri VIll, qui avait, dit-on, des femmes sous ses pieds, pour lui servir de coussin (Cf. //i/ermed/a/re, XXII, 33,713) ou, encore, l'anecdote de la belle Pauline Borghèse qui, entre autres caprices, quand elle avait trop grand froid à ses jolis petons, priait une de ses dames d'honneur de les « mettre dans un endroit chaud ». Traversant, pendant l'hiver, le Mont-Cenis, pour se rendre en Italie, elle se déchaussa dans sa berline et mit sans autre façon ses pieds nus entre les cuisses de deux dames d'honneur, assises sur la banquette en face d'elle {Intermédiaire, 1893, 1, p. 675).
(3) Voyages et voyageurs de la Renaissance, par Ed. Bonnaffé.
saient partout où un carrosse n'aurait pu passer. Elles étaient fort en usage à une époque où les chemins, surtout l'hiver, étaient peu praticables (1). Quand Marie de Médicis vint en France, pour épouser Henri IV, sa litière, tapissée de velours rouge brodé d'or, fermée de tous côtés et pourvue de fenêtres vitrées, était portée par des estafiers italiens. Le roi les congédia pour les remplacer par de bons mulets du Poitou, que conduisaient des muletiers escortés des pages de Técurie (2).
Sans préjudice d'autres preuves, que nous croyons superflu d'accumuler, les grosses étoffes dont nos ancêtres les Gaulois et les Francs firent usage, les nombreux draps qui entraient dans leur garde-robe et surtout leur façon de se vêtir, suffiraient à attester qu'ils eurent à souffrir de bonne heure de la rigueur du climat.
Sous la chemise, ils plaçaient d'abord un gilet de laine ou blanchel ; sous les braies, ils mettaient des caleçons (3) ou fémoraux.
(1) Dans le très curieux ( uvrage de Philippe de Belleville Théâtre d'hisloire, etc. (Bruxelles, 1G13, in-4), se trouve fip^urée,» à la p. 116, une litière trnînée par des chevaux.
(2) L. Batiffol, Vie intime d'une reine de France au dix-seplième siècle, p. 112.
(3) Les femmes ne commencèrent à porter des caleçons qu'au seizième siècle (Henri Estienen, Dialogues, t. I. p. 223).
Sur les cottes, ils portaient des surcots ou des bliaiits (petites blouses très courtes et dentelées), sans compter les manteaux (1), mantelets, cbîamydes et tuniques dont ils s'enveloppaient les épaules et le dos. Plus tard, leur costume se simplifia et ils n'en grelottèrent que davantage (2).
Malgré son omnipotence, le grand Roi lui-même dut s'avouer vaincu par le froid. En dépit des sages recommandations de son premier médecin (3), qui insistait sans cesse pour qu'il gardât sa couverture d'ouate pendant la nuit, Louis XIV se morfondait dans ses châteaux, qu'il fût à Versailles ou à Marly, à Fontainebleau ou à Trianon. 11 faut dire qu'il ne se précautionnait guère contre les premiers froids des matinées et des soirées, par la garniture des habits et par le feu dans la chambre, comme l'en priaient ceux qui veillaient sur son auguste personne. Si les
(1) Au temps de Henri IV, un « homme avisé » — lisez un homme à la mode — devait être pourvu de quatre manteaux : un pour la pluie, un pour la grêle, un pour le soleil, un pour le vent {Aventures (Tun seigneur ilalien, par E. Rodocanachi, p. 289).
(2) Pendant un hiver, Richelieu se fit faire un manchon avec une partie des peaux de martre de son oncle le commandeur; cela donne une idée du froid qu'il faisait. [Revue des questions historiques, 1" janvier 1869, p. 178).
(3) Fagon n'était, du reste, pas mieux partage que son royal client. Après avoir été taillé de la pierre par Mareschal, il s'était parfaitement rétabli, malgré son grand âge, quand une pneumonie se déclara: il eut un frisson, « qu'il attribuait à la faute de ses gens, car on avait omis de chauffer son lit comme à l'ordinaire ». Comte Mareschal de Bièvre, Georges Mareschal, p. 120.
ordres donnés étaient exécutés, ils Tétaient exagérément : on faisait de grands feux dans les appartements, et la brusque transition de cette atmosphère trop chaude au froid du dehors, devenait la source des nombreux catarrhes, enrouements et rhumatismes, dont la pauvre Majesté fut affligée.
Le Roi-Soleil avait, il faut bien Tavouer, une détestable habitude : celle d'essayer des perruques quelque temps qu'il fît. Un jour, s'étant fait raser la tète la veille, il se morfondit le lendemain matin en changeant de postiches. On sait qu'il en portait de difterentes, suivant qu'il restait dans- sa chambre, qu'il allait à la chasse ou qu'il recevait les ambassadeurs. Ce jour-là, il y avait eu de fréquentes bourrasques de vents, de neige et de pluies froides ; le roi se plaignit d'un violent mal de tête et fut repris d'un nouvel accès de ses vapeurs, dont il eut tant et si souvent à souffrir.
Il aurait fallu faire du feu en toute saison dans ces appartements immenses, pour être à l'abri du froid. En été même, on y courait le risque d'un refroidissement. Le lundi V juin 1705, le roi se trouvant à Trianon, se sent la tète pesante et le lendemain, « non seulement la tête, mais les épaules, les bras, le dos et un peu tout le reste du corps : à quoi le froid de la chambre du roi avait aussi contribué, parce que, depuis son retour, on n'y trouvait point de feu, ni le matin ni le soir ». Accablé par la fièvre,
COMMENT ON ÉTAIT VÊTU, PENDANT l'hIVER, AU MOYEN AGE.
(D'après les Très Riches Heures du Duc de Berry : Musée Condé, à Chantilly.)
COMMENT NOS AIEUX SE GARANTISSAIENT DU FROID m
le royal malade dut « permettre qu'on allumât un bon feu dans sa chambre, qu'on lui mît des petits oreillers sur le col et sur les épaules, particulièrement sur la gauche et sur le bras droit et qu'on éten» dît sa couverture d'hiver sur lui (1) ».
Durant tout cet été, on continua à faire du feu dans la chambre du monarque, et il consentit à garder la nuit son petit manteau de satin, au lieu de celui de toile qu'il avait coutume de mettre. Mais l'hiver suivant, il s'enrhume de nouveau, v par l'inégalité du froid et du chaud auxquels il s'expose souvent alternativement », et par suite aussi du chauffage insuffisant des appartements.
Les mêmes doléances reviennent à tout instant dans le Journal de la sanlé du roi tenu par ses archiatres : on ne fait pas assez de feu... Le roi se morfond... Sa Majesté ne se couvre pas suffisamment et s'enrhume, à la chapelle, pour s'être attardée au sermon, ou en se tenant la tête nue pendant le changement de perruques. Il n'y a qu'au lit où, quand il observe les prescriptions de ceux qui ont charge de cette santé précieuse, il se trouve commodément.
Ceci nous amène à dire quelques mots des moyens qui furent successivement mis en œuvre par nos ancêtres pour se réchauffer la nuit .
[1) Journal de la santé du roi, éd. Le Roi, p. 279.
S'il faut en croire Froissart(l), pour réchauffer dans son lit le roi de Navarre, Charles le Mauvais (1388), « on boutoit une buccine d'airain (sorte de trompette droite ou légèrement recourbée) et lui souffloit-on air volant ». Les pauvres valets employés à cette besogne devaient, à la longue, avoir l'haleine refroidie à force de souffler.
La bassinoire ne devait apparaître que dans la seconde moitié du quinzième siècle. Dans les comptes d'argenterie de la reine, en l/î5ii, on voit mentionnée une « bacinouère d'arin (airain) à baciner litz ». En l/i80, on s'en sert pour réchauffer les membres engourdis de Louis XL Un « chauffe-lit d'airain » se retrouve dans l'inventaire du roi René, à Angers (l/i7l). Des registres indiscrets nous apprennent que Marie Stuart se faisait bassiner le lit ; qui l'eût cru de celte reine « au tempérament excessif » ?
Pendant qu'on habillait 'es malades, on approchait d'eux, pour les réchauffer, soit une palette embrasée — sans doute la palette qui servait aux saignées, ou tout autre de forme analogue — soit « un chauffelict ou une chauffette pleine de braise » (2). Chez les personnes de qualité, au seizième siècle, on avait des bassinoires en argent, dont le manche était tourné en bois, en faconde colonne torse: on en trouve de
fl) Chron., 1. 3, ch. 96 ; Gay, art. Bassinoire et gravure supérieure de la page 236.
(2) Dalechamps, Chirurgie française (1570).