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LA BASSINOIRE AU SIÈCLE GALANT

(D'après une estampe du temps.)

pareilles dans Tinventaire du château de Pau (1561), dans celui de Philippe II (1578), etc.

Catherine de Médicis possédait une bassinoire toute blanche, qui ne pesait pas moins de huit marcs et deux gros d'argent. Gabrielle d'Estrées en avait également une « d'argent tout blanc » : c'était, le grand luxe du temps. Celles dont on se servait pour bassiner le lit du Grand Roi étaient « percées à jour de plusieurs fleurs de lys et les armes du Roy au milieu. » Toutes étaient d'argent massif. Le premier comédien du Roi, comme s'intitulait Molière, et son peintre attitré, l'illustre Mignard, se contentaient de bassinoires de cuivre.

Particularité curieuse, c'est dans le Midi qu'on lit le plus longtemps et le plus généralement usage des bassinoires ; ce qui prouve, si la preuve en était encore à faire, qu'il n'est pas plus frileux qu'un Méridional.

Et on les dit prompts à s'échauffer, les cadets de Gascogne ! Encore une légende qu'il nous faut détruire-

Au temps où Hippolyte Hostein présidait aux destinées du Théâtre-Historique, Alexandre Dumas, son fournisseur habituel, lui apporte un jour un drame qui ne pouvait manquer, à Tentendre, de lui procurer gloire et fortune; ce drame, Dumas l'avait baptisé Catilina. Mélingue devait jouer dans la pièce le rôle du conspirateur.Nul autre artiste n'était capable de mieux tenir ce rôle, car nul ne savait draper avec un art plus scénique la toge romaine. On escomptait un triomphe.

Tout alla d'abord pour le mieux ; mais voici qu'au cours des répétitions, Mélingue est pris d'un gros rhume, qui lui donnait des envies fréquentes d'éternuer et de se moucher.

Au début, il fit des efforts héroïques, pour se dispenser de satisfaire, en public, à une aussi vulgaire nécessité de nature ; mais, après avoir longtemps lutté, l'acteur dut s'avouer vaincu — et recourir au carré de linge sauveur (1).

(1) Sur le rôle du mouchoir dans les Ihéàlrcs de drame et

C'était le moment que guettait Dumas, traîtreusement dissimulé dans la coulisse et qui ne quittait pas des yeux son interprète,

— Malheureux, qu'as-tu fait et à quoi penses-tu I As-tu donc oublié que nous sommes à Rome ? Et Mélingue d'éclater de rire au nez du bon Dumas, qui n'en poursuivit que de plus belle sa mercuriale^

— Il n'est pas possible, protestait l'artiste, que les Romains fussent plus à l'abri que nous de cette infirmité. A supposer même qu'ils se fussent passés de mouchoirs dans la vie ordinaire, ils devaient au moins s'en servir dans les périodes où il s'imposait, et où rien ne pouvait le remplacer.

Dumas aurait bien convenu de la valeur de l'argument, mais ne sachant que répondre, il préféra confesser son ignorance (1).

Sans plus de retard, il fut décidé qu'on en référerait aux archéologues, qui ont réponse à tout, comme chacun sait. A défaut de cette réponse, qui n'est

les différentes manières de pleurer au théâtre, il y a une très amusante page dans le recueil littéraire le VoZeur (1874, col. 110). (1) Il y a un mouchoir auquel Dumas devait ajouter un grand prix, c'est celui qu'il offrit certain jour à Mlle George, en témoignage de sa satisfaction, pour le succès qu'elle avait remporté dans un de ses rôles. C'était, au dire de quelqu'un qui l'eut entre les mains, un mouchoir blanc, très finement brodé, avec le nom de George, au centre, avec des lauriers tout à l'entour. L'artiste, tombée au dernier degré de la misère, avait conservé, avec les défroques de sa gloire d'antan, le mouchoir brodé de Dumas.

point parvenue jusqu'à nous, nous allons essayer de résoudre le problème, en recourant aux seules sources d'information qui soient à notre service.

Cherchez dans la Bible, nulle part il n'est question du mouchoir : on peut donc présumer qu'en ce temps-là, du moins, les Hébreux s'en passaient. Comment s'y prenaient donc leurs femmes quand elles voulaient se moucher ; ou quand, après avoir pleuré, elles voulaient s'essuyer les yeux ?

Voyons, avant de répondre, ce qui se passe aujourd'hui, ou ce qui se passait il y a peu d'années, en Orient.

Au dire de ceux qui ont pu l'observer de visu, les femmes arabes usent actuellement du mouchoir, mais c'est pour se couvrir le visage : elles l'attachent à la taille, ou autour du cou; ou bien elles le fixent à la ceinture.

Dans ces pays, les femmes du peuple et celles de la campagne ne connaissent pas le mouchoir. Généralement, les premières, lorsqu'elles ne sont pas en compagnie d'Européennes, ou qu'elles n'ont aucun ménagement à garder avec celles-ci, portent au nez, avec la plus grande délicatesse, le pouce et l'index de la main droite et elles serrent les narines

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en soufflant fortement, puis elles s'essuient avec leur mouchoir (1).

Les femmes de moyenne condition en font autant, mais elles s'essuient... à leur chemise.

Les femmes du peuple se frottent les doigts à leurs vêtements, à une pierre ou à un tronc d'arbre, si elles sont à la campagne.

Les hommes des différentes classes se livrent aux mêmes pratiques. Ainsi, conclut l'auteur qui nous fournit ces indications (2), « on peut dire qu'en Orient les coutumes changent difficilement ; mais comme les femmes des Hébreux connaissaient mieux les convenances sociales que celles dès Arabes, il est à supposer que ces dames employaient un des mouchoirs qu'elles portaient, sans doute comme le font les femmes arabes d'aujourd'hui ».

Convenons que nous ne sommes guère plus avancés qu'avant d'avoir consulté la Loi et les Prophètes.

Les mouchoirs étaient connus à l'époque grécobyzantine, nous affirme M.Gayet, le prestigieux évo-

(1) Le journaliste-reporter Jules Huret, voyageant dans .le Colorado, vit un patron d'hôtel et un clergyman se moucher dans leurs doigts. Ce n'était pas (ju'ils manquassent de mouchoir, puisqu'ils sortirent chacun le leur... une fois l'opération faite (V. De San Francisco an Canada, par J. Huret, p. 166).

(2) D' Ermete Pierotti, Mœurs anciennes des Juifs.

cateur d'Antinoë; mais, comme les vêtements n'avaient pas de poches, ils étaient portés à la main. M. Gayet en a retrouvé de blancs, d'autres à carreaux, entre les mains des mortes, dans les nécropoles qu'il a fouillées.

Aristophane nous révèle comment les Grecs arrivaient à se passer de mouchoirs, en plein siècle de Périclès. Dans sa comédie des Chevaliers^ Gléon et L charcutier, faisant assaut de bassesses pour capter la faveur de l'imbécile Demos, qui personnifie le peuple d'Athènes, disent à l'envi : « Quand tu te moucheras, ô Démos, essuie tes doigts à mes cheveux ! — Aux miens ! — Aux miens ! » Nous sommes renseignés : les compatriotes d'Aspasie et de Périclès ne se servaient pas de mouchoir (1). Les personnes de distinction s'essuyaient les yeux avec leur manteau : ainsi en agit Agathocle, frère d'une reine d'Egypte, dans une assemblée populaire tenue à Alexandrie.

(1) En Grèce, on ne se comportait guère diiïéremment il y a une quarantaine d'années, si nous en croyons les récits des voyageurs. « En Grèce, dit Adout, qui a visité le pays vers 1864, les hommes de toute condition se mouchent dans leurs doigts avec uue grande dextérité. Les riches s'essuient après avec leur mouchoir. La haute société se mouche à la française et n'en est pas plus fière. Les Moldaves agissent avec le même sansfaçon, et les ambassadeurs du roi de Siam, en 1861, et ceux des rois annamites, en 1863, ne se conduisaient pas autrement en pleme cour de France. » Laisnel de la Salle, Croyances et Légendes du Centre de la France, t. II, p. 117-118,

On connaissait le mouchoir à Rome, au temps de Gicéron (1) ; mais il n'avait pas la destination que nous lui connaissons.

Chez les Romains, celui qui, en présence de témoins, aurait fait usage du suaire de toile fine qui remplaçait le mouchoir, aurait passé pour ce que nous appellerions aujourd'hui un malappris. Epictète, dans ses Discours moraux^ s'adressant à un cynique malpropre, s'exprime ainsi : « Oserais-tu, sale comme tu Tes, entrer avec nous dans un temple où il n'es* permis ni de cracher, ni de se moucher, toi qui n'es qu'ordure ? » C'est que cracher ou se moucher, au théâtre ou dans les temples, était un acte d'incivilité ou, qui pis est, d'irrévérence. On outrageait la délicatesse de ses voisins, on manquait de respect à la divinité. On vous considérait comme malade, si d'aventure vous vous oubliiez jusque-là et, de quelques jours, il n'aurait fallu s'exposer à reparaître en public.

Pour la courtisane, c'était une tare d'avoir trop souvent recours au mouchoir, et le maître avait tôt fait de la renvoyer, si elle ne se guérissait promptement de cette infirmité. Les Anglais, de nos jours,

(1) Vatinius, en se défendant contre l'accusateur de Calvus, avait recours au candidum sudariiim {Quï^tilien, VI, 3, 60, cité par Joachim Marquardt, la Viepriuée des Romains, t. II.) Cependant, à s'en rapporter à Martial (Epig., VII, 37), la coutume était générale à Rome, sous les Césars, de se moucher dans les doigts.

tiennent aussi pour malséant de se moucher, et, pour eux, c'est presque une inconvenance que d'être enrhumé (1).

Dans rintérieurdes appartements, il était cependant permis aux Romaines de se moucher ; mais elles n'usaient guère de la permission, sachant qu'elles se rendraient, en agissant ainsi, désagréables à leur époux.

« Faites votre paquet, dit un affranchi à une dame, et partez. Vous nous êtes à charge ; vous vous mouchez trop souvent. Partez, vous dis-je, et ne perdez pas un instant. On attend ici une autre femme, dont le nez est plus propre que le vôtre (2). »

Dans les banquets, les élégants de Rome avaient des suaires en toile. Le suaire se plaçait soit dans un pli de la tunique sur la poitrine, soit autour du cou, en guise de cravate, comme Néron et Trimalcion nous en offrent l'exemple. Les Juifs le portaient sur la tête, selon la coutume des Arabes.

Dans sa manie de briller sur la scène, Néron s'assujettissait à l'étiquette la plus sévère : il ne se serait jamais assis sur le théâtre; il n'essuyait la sueur qu'avec les manches de son habit, et il tenait à ce

(1) Hisl. de Vhabillemenl el de la parure, par L. Bourdeau, p. 270.

(2) JuvÉNAL, Satires.

que les spectateurs ne s'aperçussent jamais qu'il fut obligé de cracher ou de se moucher (1).

Au résumé, les anciens ne se mouchaient qu'exceptionnellement, et à l'abri des regards indiscrets.

Et pas seulement les Grecs et les Romains, mais aussi les Perses, pour ne citer que les peuples sur lesquels nous ayons quelque information. Ces derniers ne crachaient et ne se mouchaient jamais (2). C'était, chez eux, effet de régime : constitution sèche et santé parfaite étaient, en ce temps-là, synonymes.

Femmes et jeunes filles, pour obtenir ce résultat, se baignaient tous les jours, voire plusieurs fois par jour (3). Elles se débarrassaient, par l'usage des bains chauds et grâce à la transpiration abondante (II) qui en résultait, de toutes les impuretés du corps. Au sortir du bain, elles s'inondaient d'essences et de baumes odorants, s'entouraient de couronnes et de fleurs. Pourquoi auraient-elles recouru au mouchoir, n'ayant pas d'humeurs superflues à rejeter ?

(1) Tacite, Annales, XVI, 4 et Suétone, Néron, c. 24.

(2) Cyroped., I, 2, IG.

(3) Anthologie de Brunck, I, 126 ; cité par Boettiger, Sur tes sacs appelés ridicules el sur les poches (on IX- 1801).

(4) u Les Égyptiennes et les Turques transpirent beaucoup* elles s'essuient continuellement la paume des mains, le menton, la figure. Leur mouchoir n'a pas d'autre usage, car elles se mouchent dans leurs doigts. » Egypte et Palestine, par le D"" Godard, p. 69,

Gomme nous venons de le dire, les Romains ont,

à une certaine époque, employé le mouchoir, mais à une toute autre fin quecelle qu'on pourrait soupçonner.

LE Cha^ise- mouches et lk Moucirom.

I>aprè3 un bas-relief assyrien.)

LE Suaarium uks évi>ql-ks.

L'empereur Aurélien (1) avait fait, le premier, dis- (1) Vopiscus, Aurel., ch. XLIX.

tribuer des espèces de mouchoirs, mais de dimensions plus grandes que ceux dont nous nous servons aujourd'hui : on les nommait des oraria. On les agitait en Tair, pour marquer son approbation, dans les théâtres et dans les jeux publics, à l'imitation d'une coutume orientale qui se perd dans la nuit des temps, mais qu'on retrouve dans les premiers siècles du christianisme. Il était alors de bon ton, aux sermons des prédicateurs, de témoigner ainsi du plaisir qu'on éprouvait à entendre Forateur.

Avant l'empereurAurélien^les Romains se servaient de leurs robes, pour marquer leur satisfaction (1). Ils les secouaient de la main ; c'était leur manière à eux d'applaudir. Ce symbolisme du mouchoir est assez généralement ignoré (2).

Actuellement, la signification en est toute différente (3) : le mouchoir sert à représenter une personne absente : c'est comme une marque, un signe de possession de la place qu'il occupe ; simple fiction, pure convention, mais qui est généralement respectée.

(1) Ovide, Amor., III, 2, 74 ; Lucien, De la Danse, t. V, p. 172, (ci lés par B(»:ttiger).

(2) V. Essai sur la Symbolique du droit, par M. Ghassan; Paris, 1847.

(3) Récemment, lors d'une élection, à Londres, qui avait mis aux prises libéraux et socialistes, ceux-ci, après avoir entendu 1 oraUnir de leur parti, agitèrent, en manière d'assentiment, des mouchoirs rouges dont ils s'étaient préalablement munis.

L'historique complet du mouchoir serait à faire; nous nous contenterons d'en tenter l'esquisse.

A l'époque du Bas-Empire, les mouchoirs en usage pour s'essuyer la face s'appelaient, pour ce motif, facialia. Plus tard, l'étole des prêtres et des chanoines sera désignée sous le nom d'ora/re, comme le mouchoir dont faisaient usage les Romains, au temps de l'empereur Aurélien.

Orarium désigne, plus spécialement, le linge destiné à essuyer la sueur et les impuretés du visage. Les orateurs, à Rome, s'en servent pour s'éponger le front; les chanteurs le placent devant leur bouche pour conserver leur voix; d'aucuns y ont parfois recours pour s'étrangler (2). On a même utilisé Voraire comme serviette de barbier; mais, d'une façon générale, le morceau de linge qui a reçu tant de destinations n'a que rarement servi à se moucher.

Les mouchoirs fins sont des objets de valeur, réservés aux personnages de condition, et qu'on échange à titre de présents ou de souvenirs. Ce n'est que sous le Bas-Empire que le mouchoir deviendra un accessoire obligé du costume ; tout personnage

(1) Valére Maxime, IX, 12, 7.

(2) Martial, XI, 39.

qui avait son entrée au palais impérial était muni d'un linge appelé à rendre le même service que le mouchoir de nos jours. Mais, nous le répétons, Vorarium ou sudarium n'a pas toujours eu cette destination précise : tantôt il servait à bander une blessure; tantôt à envelopper un objet précieux ; tantôt à dérober aux condamnés le spectacle du supplice qui les attendait. Vorarium pouvait être encore une sorte de fichu qu'on mettait autour du cou, un châle enveloppant le haut du corps et se relevant sur la tête comme un voile : c'est une des formes les plus anciennes sous lesquelles il apparaît. Dans les statues où on Ta cherché, ce qu'on a pris pour un mouchoir n'est, le plus souvent, qu'un assemblage des plis du vêtement (1).

L'oraire reparaît dans le costume d'église, sous le nom de suaire [sudarium). On le porte à la main, et non plus en guise d'écharpe attachée (2) à la ceinture où à la manche (3), comme jadis (V. p. Oy.)

(1) Art. Orarium, du Dict. de Daremberg et Saglio.

(2) Quelques évèques des provinces méridionales attachaient le sudarium au bâton épiscopal { Viollet-le-Duc, D/c/. du niobi^ lier).

(3) Les manches brodées, qui étaient données par les dames et portées par leurs servants, étaient des mouchoirs de parure, souvent fort riches, dont, bien entendu, on ne faisait pas usage, mais qui, attachés à larrière-bras, tombaient parfois jusqu'à terre, comme une longue écharpe (Viollet-le-Duc, op. cit.).

Dans les bas-reliefs assyriens et persans, le roi est suivi d'ordinaire d'un officier tenant à la main un chasse-mouches et une bandelette d'étoffe qu'on présume avoir servi de mouchoir. Mais comme cet objet ne figure qu'à titre d'insigne du pouvoir suprême, il est à supposer que l'usage en était exceptionnel. Il est pourtant curieux de voir, au début, les mouchoirs servir surtout... à chasser les mouches. Rabelais ne les appelle-t-il pas tantôt esmouchoirs^ tantôt mouschenez, comme si les deux fonctions étaient confondues en une seule? C'est une preuve qu'au temps de Rabelais, on commençait à peine à se servir du mouchoir, pour se moucher.

Au quinzième siècle, on se mouchait encore dans les doigts et les sculpteurs de l'époque n'ont pas craint de reproduire ce geste, passablement réaliste, dans leur monuments : parmi les chevaliers « plourans » qui, dans le tombeau de Philippe le Hardi, à Dijon, symbolisent la Douleur, l'un d'eux, faute de mouchoir, se mouche avec un pan de son manteau, tandis qu'un autre se sert de ses doigts.

Les traités de civilité de la fin du quinzième siècle (1) recommandent, si l'on vient à se moucher, de ne pas « prendre tel excrément avec les doigts », mais de le recevoir dans un mouchoir — ce qui semble bien prouver que celui-ci, s'il était connu, n'était pas

ai C/u/7/7^deJeanSuLPiCE (1483), traduction Guill. Durand (1545).

encore très répandu. « Au seizième siècle, dit MoNTEiL, en France comme partout, le -petit peuple se mouche sans mouchoir; mais, dans la bourgeoisie,

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