‹ Moeurs intimes du passéChapitre 3 sur 40 · AVANT-PROPOS IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS IX

primitive du père Adam l'instrument qui avait eu tant de peine à s'acclimater chez nous; mais, chose singulière, dès le jour où son usage fut devenu courant, on ne se crut plus tenu d'avoir les mains propres.

Nous imaginons malaisément que dans ces boudoirs, qui semblent des nids d'amour, sur ces meubles si délicatement ajourés, où Tart semble s'être joué de toutes les difficultés, se soient prélassés tous ces seigneurs et ces belles dames dont les riches parures et les vêtements somptueux dissimulaient une aussi répugnante malpropreté. Les salles de bains, les cabinets de toilette existaient, certes, mais c'étaient des temples où prêtres et prêtresses n'officiaient qu'exceptionnellement.

Dans l'atmosphère sereine où vivait, sous le régime de la plus sévère étiquette, la cour la plus rigoriste qui fût, on n'oserait croire possible une dérogation aux règles du savoir-vivre et au code des belles manières. Les nouvelles lettres de la Palatine, mises au jour en ces dernières années, dissiperaient, si on n'en avait mille autres témoignages par ailleurs, les dernières illusions

Al'exemplede sa tante, l'électrice Sophie do Hanovre, la mère du RégtPt, n'avait pas de plus plaisant divertissement que de se livrer ii un sport que les scatologues seuls pourraient étiqueter et classer. C'était le règne, le triomphe de la chaise percée ; le trône où l'on siégeait à toute heure, où les plus qualifiés personnages donnaient leurs audiences aux courtisans toujours empressés à leur rendre hommage.

A voir ce qui se passait dans l'intérieur des résidences

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