FAUIS», UN JOUR DE PLUIK, A LA VEILLE DE LA HÉVOLUTION
(Gravure de Duncker, pour le Tableau de Paris, de Merciek.)
et à cet effet de se servir de tonneaux percés, appelés lanternes, p'en jeter dans les rues, égouts, et dans le lit de la rivière,
SOUS peine d'être poursuivis extraordiiiairemeiit (i) ». Six ans plus tard (2), il est interdit « à tous les particuliers, de quelque état et condition qu'ils soient, de jeter par les fenêtres, dans les rues, tant de jour que de nuit, aucunes eaux, matières fécales et autres ordures... »
Le balayage et l'enlèvement des boues furent, aussi, prescrits et réglementés fréquemment dans le cours du dix-huitième siècle.
Pour les villes où il n'y a pas d'entrepreneurs de nettoiement, il existe une ordonnance de police (du 6 novembre 1778), qui enjoint à chaque particulier de faire balayer tous les jours le devant de sa maison, à 7 heures du matin en été, et à 8 heures en hiver (3).
En général, les habitants étaient, pour le moins, tenus de faire balayer, jusqu'au ruisseau, la partie de rue qui s'étendait au-devant de leur maison, une ou deux fois par semaine, particulièrement la veille des dimanches et des fêtes, au son de la cloche ou de la clochette (4) qui en donnait le signal. Ils devaient, en outre, jeter de l'eau sur le pavé et dans les ruisseaux, pendant les grandes chaleurs de l'été (5).
Sous Louis XVI, bien qu'on ait paru se préoccuper, au moins autant que sous les règnes précédents, de l'assainissement ; qu'on ait même proposé un prix pour l'auteur du meilleur mémoire relatif à la question, la propreté des rues laii'sait encore à désirer.
(1) Ordonnance du 18 octobre 1771.
(2) Ordonnance du 26 juillet 1777.
(3) Dictionnaire de police, art. Boues, Nettoiement.
(4) A Bordeaux, en 1777, il y avait onze sonneurs de clochettes pour annoncer l'heure du balayage (Archives nationales, H. 933).
(5) A. Babeau, op. cit., I, 337,