LIVRE III. — LES TROIS ORDRES
Ante frequens , sed iiunc rarus nos donat amicus. Félix, cui cornes est non alienus eques i,
La vie des sénateurs de deuxième et de troisième rang était encore fastueuse. Ils avaient de grandes existences , et une fortune qui, dans leur position , passait pour modique, ne laissait pas que d'être le plus souvent très-considérable. D'après Olympiodore, même les sénateurs du second rang jouissaient communément encore d'un revenu annuel que l'on peut évaluer de 1,080,000 à 1,620,000 francs. Comme exemple des rapports de fortune des premiers temps de l'empire, on peut citer Pline le Jeune, qui, de son propre aveu^, n'avait pourtant que des ressources modiques (modicas facultates). Sa fortune était en majeure partie placée en terres et en vignobles^. Il avait en Étrurie, près de Tifernum Tiberinum, des possessions affermées pour plus de 400,000 sesterces"*; d'autres en Lombardie, près de Côme, où il vendit au prix de 700,000 sesterces un bien de la valeur de 900,000, qui lui était advenu par héritage^; d'autres dans le Bénévent, avec plusieurs maisons de campagne sur le lac de Côme, ainsi que près de Tusculum (Frascati), de Tibur (Tivoli), de Préneste et de Laurente''. Voulant acheter pour 3 millions de sesterces de biens, il dut emprunter de l'argent dans ce but^. Il mentionne plusieurs donations faites par lui,