‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 2)Chapitre 116 sur 266 · LIVRE III. — LES TROIS ORDRES · texte numérisé non relu

LIVRE III. — LES TROIS ORDRES

déesse Cybèle, à la fin du premier siècle, coûtaient, pour le moins, 100,000 sesterces au préteur, et encore les trouvait-on très mesquins dans ces conditions; une autre fête lui en coûtait 20,000; de sorte qu'une année de préture absorbait peut-être quelquefois la moitié du cens sénatorial, sinon plus encore. Une femme se faisant séparer de son mari avant qu'il n'entrât en charge comme préteur, pouvait s'en féliciter comme d'une bonne affaire, au dire de3Iartial^

Pendant que, d'une part, les sénateurs étaient tenus à de si grandes dépenses, ils étaient, de l'autre, empêchés et hmités, à beaucoup d'égards, dans les moyens d'augmenter leurs revenus. Ils se trouvaient exclus, non seulement par les convenances sociales, mais par des défenses légales, de toute participation à des affaires industrielles ou de négoce. L'ancienne loi claudienne, rendue du temps de la seconde guerre punique, et qui interdisait à tout sénateur ou fils de sénateur la possession d'un bâtiment de mer de plus de 300 amphores, cette loi fut confirnlée par Jules César. L'édit d'Adrien, défendant à tout sénateur de prendre à ferme des impôts indirects en son propre nom ou sous celui d'une autre personne, ne paraît avoir été que le renouvellement de dispositions analogues déjà antérieurement existantes^. S'il fut permis aux membres de cet ordre d'entreprendre des fournitures pour certains jeux, cela ne paraît avoir été fait qu'avec l'intention de rehausser l'éclat de ceux-ci^. On pouvait admettre, du reste, que, même sans cet édit, toutes les lois de l'espèce devaient être souvent éludées par le recours à des prête-noms; mais,

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