‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 2)Chapitre 130 sur 266 · LIVRE III. — LES TROIS ORDRES · texte numérisé non relu

LIVRE III. — LES TROIS ORDRES

étaient promus, depuis le deuxième siècle, aux offices de la maison de l'empereur, qui, au premier, avaient été, comme on l'a vu au livre II, presque généralement remplis par des affranchis. Le bâton de maréchal de cette carrière, c'étaient les hautes préfectures, le gouvernement civil et militaire de Rome et la vice-royauté d'Egypte. Cependant c'était déjà un grand honneur d'être investi d'une charge de procureur, d'autant plus grand qu'elle avait plus d'importance, et quiconque y atteignait procurait par là môme la noblesse équestre à sa famille ^ Il va sans dire, du reste, que des hommes d'humble condition, comme Basséus Rufus, par exemple, sur lequel nous reviendrons au chapitre suivant, arrivaient, par le mérite militaire surtout, encore plus fréquemment à ces hautes positions équestres qu'aux honneurs du sénat.

1 Tacite, Agricola, chap. iv : Utrumque avum procuratorem Ceesarum habuit , quœ equeslris nobilitas est.

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