‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 2)Chapitre 131 sur 266 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

lie troisième ordre.

1° Le troisième ordre. — Développement du prolétariat. — Classe aisée des gens d'affaires. — Commissaires-priseurs. — Artistes. — Professions savantes. — Maîtres et professeurs de grammaire et de rhétorique. — Avocats et hommes de loi. — Médecins. — Astrologues. — Autres professions. — Officiers subalternes et commis des magistrats. — L'état militaire.

2" Patrons et clients. — La clientèle dans l'ancien temps. — La clientèle au premier siècle de l'empire. — Rémunération des clients. — Sportules. — Service des clients. — Visites du matin. — Autres obligations des clients. — Avanies auxquelles ils sont exposés. — Coutume de les régaler. — Condition des clients au deuxième siècle. — Le poète Martial et l'auteur de l'apologie en vers de Pison. — Inconvénients de la clientèle pour les patrons.

3" Grand mélange de population à Rome, formé des éléments les plus divers. ^- Nombre, richesse et orgueil des affranchis, dans le milieu social. — Traces d'honorabilité bourgeoise.

Dans l'immense majorité de cet élément de la population de Rome qu'on peut qualifier de troisième ordre , le prolétariat, dont toute Texistence pivotait sur'la maxime a du pain et des spectacles » , et que l'immigration des provinces, attirée par l'appât de ces prodigalités, ne cessait pas de renouveler ou d'accroître, était sans doute trèsprépondérant. D'autre part, le nombre des artisans, industriels et petits marchands, appartenant au même ordre, devait y être d'autant plus borné que non-seulement le travail non salarié des esclaves faisait, dans ces branches , à l'industrie des hommes libres une concurrence contre la-

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