‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 2)Chapitre 141 sur 266 · I, 30; VIII, 74; I · texte numérisé non relu

I, 30; VIII, 74; I

savaient même qu'imparfaitement lire\ et il recommande à ses collègnes de se tenir en garde contre les fautes de grammaire, dans la conversation avec des malades lettrés-. L'affluence des adeptes vers cette carrière s'accrut surtout depuis que Tliessalus, fils d'un tisserand, et qui avait débuté comme apprenti de son père, mais n'en obtint pas moins un immense succès comme médecin, sous Néron, eut déclaré que six mois étaient un temps suffisant pour acquérir les connaissances médicales nécessaires^. Les médecins, dans leurs visites aux malades, étaient d'ailleurs ordinairement suivis par un essaim d'élèves, dont la présence devenait souvent un véritable tourment pour les malades. Philostrate'* nous montre Séleucus de Cyzique et Stratoclès de Si don accompagnés de plus de trente élèves, dans une visite à Philisque malade, et Martial^ met ces vers dans la bouche d'un patient, incommodé par cet usage :

Langaebam, sed tu comitatus protinus ad me Venisli centuin, Symmache, discipulis.

Centum me tetigere manus aquilone gelatee. Non habui febrem, Symmache, nunc habeo.

Peut-être cette manière d'exercer la profession médicale comme un métier, contribua-t-elle à multiplier le nombre des médecins à spécialités, dont les écrits du temps mentionnent une grande variété , sans compter les simples

1 Galien, De lihr.propr.^ proœmium, éd. Kuhn, XIX, p. 9.

2 Le même, Comm. in Hippocr. epid. , IV, 9, éd. Kuhn, XVII, 2, p. 146.

3 Le même. De meth. med.

'* Vie d'Apollonius de Tyane, VII, 349, éd. Kuhn, p. 162. û V,9.

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