LA COUR DES EMPEREURS
Page 56, ligne 7, après le point :
Néron mit la cive en vogue^ ayant pris l'habitude d'en manger à l'huile certains jours du mois, sans toucher à aucun autre mets, pour améliorer sa voix^
* Pline, Hist. nat.y XIX, 108.
Au lieu de Rufion, lisez Rufîn.
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L'accroissement graduel de l'importance des offices de la cour et du palais, et de la considération qui s'y attachait, donne positivement la mesure des progrès du développement de l'impérialisme qui, parti de la conservation des formes extérieures de la république, finit par se pétrifier dans celles de l'absolutisme oriental. Les emplois qui, dans le premier siècle, étaient restés, en apparence, d^insignifiants offices domestiques, formaient déjà, au second, l'objet des hautes visées de l'ambition dans la carrière des fonctions exercées par des chevaliers ; ils marquaient un but auquel on n'atteignait qu'après avoir occupé des postes importants, dans l'administration, et les degrés par les*-
SCPPLÉMENT. b
quels on arrivait aux plus hautes positions accessibles à l'ordre équestre.
Page 69^ note 1 :
Déjà dans les derniers temps de la république, les tribuns militaires portaient des boucles d'or, comme il appert de ce passage de Pline l'Ancien {Hist. nat., XXXIII, 39) : Sed in militia quoque in tantumadolevit hœc luxuria ut M. Bruti e Philippicis campis epistolae reperiantur frementis fibulas tribunitias ex auro geri.
Page 125, ligne 17 :
Il va sans dire que les médecins de l'empereur jouissaient d'une certaine considération parmi leurs collègues, à Rome. Aussi Galien se fait-il honneur d'avoir guéri promptement un malade, dont même les médecins les plus renommés de la cour n'avaient su reconnaître ni traiter correctement le mal *.
* Galien, De prœnot. ad Epig., c. v, éd. K, XIV, 625. C'était un rhéteur du nom de Diomède, domicilié dans le vicus Sandaliarms.
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Quand Galba, empereur, dînait chez Othon, celui-ci, sous le prétexte de lui faire honneur, ne manquait jamais de faire remettre une pièce d'or à chaque homme de la cohorte de garde*. Néron, dès le commencement de son règne, fit d'énormes largesses aux plus marquants d'entre ses amis, notamment à Sénèque ; aussi^ leur reprochait-on de se partager les palais et les maisons de campagne, comme un butin de guerre ^ Il est vrai que ce prince ne se
» Suétone, Othon^cii. iv.—Plutarque, Galba^ch. xx. Tacite, Hist., I,
' Tacite, Annalei, XIII, 18. Sénèque écrit à Néron, pour s'excuser de sa richesse : Una defensio occurrit quod muneribus tuisobniti non debui. Sed uterque mensuram implevimus, et tu quantum princeps tri-
faisait pas scrupule, non plus,^. de les entraîner à des dépenses colossales, lorsque, par exemple, il lui prenait fantaisie de s'inviter à leur table. A un de ces festins, les , roses seules coûtèrent plus de quatre millions de sesterces*.
buereamico posset, et ego quantum amicusà principe accipere. Ce à quoi Néron répond : Quaî a me habes, horti et fenus et villae, casibus obnoxia suut. — Tacite, Annales, XIV, 53, 55. ' Suétone, Néron, ch. xxvii.
Même page^ ligne 4^ après le point :
Septime Sévère et Garacalla eurent aussi l'attention de faire délivrer, à leurs amis malades, des médicaments, souvent rares et inabordables pour des particuliers, sur les provisions qui en existaient dans les magasins impériaux*.
* Galien, De theriac adPisonem, p. 458, éd. K, XIV, p. 217.
Même page, après la ligne i 4 :
Un des amis d'Adrien, Plétorius Népos, ayant refusé de recevoir Tempereur^ qui était venu le voir dans une maladie, ce prince, dans sa bonté, lui passa même cette impolitesse *.
' Vie d'Adrien, ch. xxiii.
Page 443, ligne \, après le point :
Vespasien aussi permettait à ses amis une grande franchise de langage, et l'indulgence avec laquelle il supporta notamment le franc parler de Licinius Mucien est presque inimaginable*.
» Suétone, Vespasien, ch. xiii.