SUPPLÉMENT AU TOME PREMIER
même dans les passe-temps ordinaires de la société des gens instruits.
Même page, ligne 25, intercalez après le point virgule :
les récitations de Virgile n'étaient pas moins fréquentes^, et il y avait, très-probablement, des gens faisant métier de déclamer des poésies et d'égayer les tables, par leurs plaisanteries et leurs anecdotes. '
* Voir Juvénal, XI, 179 :
Nostra dabunt alios hodie convivia ludos : Coûditor Iliados cantabitur atque Maronis Altisoni dubiam facientia carmina palmam.
Page 320, ligne 4, intercalez après la virgule :
des enfants, que l'on faisait venir, d'Alexandrie notamment, et dressait tout exprès pour cela, amusaient les convives par la naïveté ou l'effronterie de leurs remarques, ou de leurs reparties
Page 321, au commencement:
Les empereurs mêmes n'étaient nullement indifférents à ce qui se disait dans les festins et les cercles de réunion ^
* Tacite, Annales , III, 54.
Même page 321, ligne 6, en note :
« La pensée écrite, n'ayant pas l'aide de la presse, » dit M. deChampagny {les Antonins, II, 193, etc.), « n'avait qu'une importance très-secondaire, la pensée parlée était tout. Et la pensée parlée avait un développement dont nous ne nous doutons pas. — II y avait là un genre de publicité que ne connaissent pas nos mœurs septentrionales, sédentaires et abritées; une publicité qui, sans doute, s'évanouissait à distance, qui ne gagnait que lentement la province, mais qui, dans l'intérieur de la cité, était singulièrement active. Je ne doute pas que Rome ne fût jour
par jour, heure par heure, plus au courant de ses propres affaires et de ses propres sentiments que Paris ne l'est aujourd'hui. — Le journal parlé de la ville éternelle échappait au timbre, à la censure, à la police, à l'avertissement, à la saisie. »
Page 322, ligne 9 :
La défense de Vitellius, en l'an 69, de parler des événements de la guerre, eut seulement pour effet, comme dit Tacite \ que l'on en parla davantage, et que l'on répandit des bruits d'autant plus alarmants; avec une liberté entière de la parole, la vérité se serait fait jour.
* Hist., m, 54.
Page 325, ligne 14, après le point :
Néron se servait des maisons de prostitution et de leurs habitantes pour faire espionner ceux qui y avaient des accointances, et cet espionnage, dit Pline l'Ancien ^ dans son langage ampoulé, se montra encore plus funeste que ses évocations des morts^ en ce qu'il remplit la ville, d'une manière plus sinistre encore, des ombres de ceux que les dénonciations avaient livrés au supplice.
* Hist. nat.y XXX, 15 : Utinamque inferos potius et quoscunque de suspicionibus suis deos consuluisset quam lupanaribus atque prostitutis mandasset inquisitiones cas... sœvius sic nos repleli umbris*
Page 334, ligne 1, après le point j
Autant c'était chose rare de trouver à Rome, notamment dans la haute classe *, une affectioa de cœur véritable, à tel point que, d'après la remarque de Fronton %
« Marc-Antonïn, I, 12.
2 Ad L. Verum Angustum, 6, 11 : Siraplicitas, castitas, veritas, fideS romana plane : ÇîXoCTTopyia vero nescio an romana : quippe qui nihil rainus in tota mea vita Romœ repperi quamhominem sincère çtXodtopyov.
AU TOME PREMIER. iH
la langue n'avait môme pas de mot pour cela, autant l'amabilité était fréquente dans le commerce de société et dans les festins.
Page 335, ligne 25, après le point :
Varron déjà avait signalé les conversations de table de l'espèce, comme un ennui dont il fallait se garer*. » Aulu-Gelle, XIII, il, 4.