‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 2)Chapitre 3 sur 266 · PREFACE DU TRADUCTEUR. IX · texte numérisé non relu

PREFACE DU TRADUCTEUR. IX

peuples du nord. Il en est surtout ainsi dans des pays comme ritalie et l'Espagne , où Ion rencontre encore le plus de vestiges de l'antiquité , et où la civilisation moderne n'a pénétré bien réellement que les couches supérieures de la société , sans toucher et modifier beaucoup le fond de celle-ci. Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait eu entre toutes les époques , dans les temps les plus reculés comme de nos jours, des nuances d'autant plus difficiles à saisir que les organes de la tradition sont plus défectueux. Mais, dans le temps comme dans l'espace , les formes et les aspects de bien des choses différentes se confondent plus ou moins, aux yeux de l'observateur éloigné, par l'effet des lois générales de l'optique et de la perspective , dont il ne dépend pas plus de l'historien que du peintre de s'affranchir. Il en résulte une connaissance souvent très insuffisante , dont il faut savoir néanmoins se contenter, lorsqu'on a pu se convaincre de l'impossibilité d'en acquérir une plus parfaite.

Quoi qu'il en soit de ces différences , il est à peu près certain qu'il n'y a pas eu, dans la physionomie générale du monde romain , pendant les deux siècles qui se sont écoulés depuis Auguste jusqu'à la fin des Antonins, de changement assez considérable pour rompre l'unité du tableau des rapports sociaux et des mœurs publiques et privées de cette re-

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