‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 2)Chapitre 80 sur 266 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

lies amis et compag^nons de TEmperear.

Les amis des hommes d'État de la république. — Les amis des empereurs. — Rapports de cette condition. — Ils s'établissent sur le modèle des cours de

l'Orient Division des amis en trois classes. — Les deux premières. — La

troisième. — Admission à la table impériale. — Suites des empereurs dans leurs voyages. — Gracieusetés du souverain pour ses amis. — Doléances de ceux-ci et dangers de leur position. — Disgrâces. — Conséquences d'un changement de règne. — Amis élevés à la cour depuis leur enfance.

Déjà dans les derniers temps de la république, on comprenait sous la dénomination générale d'amis, comme encore de nos jours dans le langage parlementaire anglais, tous ceux, quel que fût leur nombre, qui s'attachaient à la fortune d'un personnage politique éminent. Dans cette tourbe, il y avait naturellement beaucoup de gradations à observer, depuis les plus intimes confidents du chef, lui prêtant leurs conseils et participant à toutes ses entreprises, jusqu'aux simples adhérents formant le gros du parti dont ils avaient adopté la ligne de conduite. Ceux comme Pansa, Hirtius, Balbus, Oppius, Matins, Postumius, que Cicéron appelait les familiers de César {Cœsaris familiares), Suétone ^ les

J Vie de César, chap. lu.

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